Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Partie de l'édifice datée de cette période.
1492-1497
Reconstruction orientale
Reconstruction orientale
1492-1497 (≈ 1495)
Partie orientale rebâtie par Jean de Lastours.
XVIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XVIe siècle (≈ 1650)
Ruinée pendant les guerres de Religion.
17 juin 1975
Inscription MH
Inscription MH
17 juin 1975 (≈ 1975)
Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Lageyrat (cad. E 449) : inscription par arrêté du 17 juin 1975
Personnages clés
| Jean de Lastours - Recteur de Nexon, Bussière et Lageyrat |
Rebâtit l'église entre 1492 et 1497. |
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne de Lageyrat est une église catholique située au village de Lageyrat, sur la commune de Chalus, en Haute-Vienne (Nouvelle-Aquitaine). Datant en partie du XIe siècle, elle fut reconstruite à la fin du XVe siècle par Jean de Lastours, recteur de Nexon, Bussière et Lageyrat. L'édifice, qui servait d'église paroissiale à Chalus-bas jusqu'à la Révolution, fut ruiné lors des guerres de Religion. Son cimetière abrite des pierres tombales en granite sculpté des XIe et XVe siècles, dont une dénommée tombeau de sainte Quitterie.
L'architecture de l'église combine des éléments médiévaux, comme une nef couverte d'un plafond en carène renversée et un transept surmonté d'un clocher carré reposant sur quatre piliers. La partie orientale, rebâtie entre 1492 et 1497, inclut une piscine du XVe siècle surmontée d'une accolade, ainsi qu'une porte en plein cintre typique des églises rurales de haute époque. L'édifice, propriété de la commune, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 17 juin 1975.
Historiquement, la cure de Lageyrat dépendait de Nontron. L'église, bien que distante de six kilomètres du bourg de Chalus, jouait un rôle central dans la vie religieuse locale avant la Révolution. Aujourd'hui, elle témoigne des transformations architecturales et des conflits qui ont marqué la région, notamment les guerres de Religion qui causèrent sa destruction partielle. Les vestiges, comme les pierres tombales et les éléments sculptés, offrent un aperçu du patrimoine funéraire et religieux du Limousin aux XIe et XVe siècles.