Construction primitive XIe siècle (≈ 1150)
Édification initiale de l'église sur l'emplacement d'un ancien temple.
XIIe siècle
Agrandissements et pillage
Agrandissements et pillage XIIe siècle (≈ 1250)
Agrandissements de l'église et pillage à la fin du XIIe siècle.
XIVe siècle
Remanements et agrandissements
Remanements et agrandissements XIVe siècle (≈ 1450)
Remanements des voûtes du transept et agrandissement de la nef.
1910
Classement historique
Classement historique 1910 (≈ 1910)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
1999-2001
Restauration majeure
Restauration majeure 1999-2001 (≈ 2000)
Restauration permettant la mise au jour d'un décor peint riche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Etienne : classement par arrêté du 22 janvier 1910
Personnages clés
Bernard de Lubersac
Personnage dont le gisant sculpté au XVIe siècle est visible dans l'église.
Émile Signol
Peintre du tableau 'La religion au secours des affligés' daté de 1836.
Puccini
Peintre des quatre peintures du chœur datées de 1841.
Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne
L'église Saint-Étienne est une église catholique de style roman située à Lubersac, dans le département de la Corrèze en Nouvelle-Aquitaine. La première église aurait été bâtie vers 950 sur l'emplacement d'un ancien temple et était à l'origine dédiée à saint Gervais et saint Protais ; au XIIe siècle l'église priorale prend le nom de Saint-Étienne. D'autres mentions signalent une construction primitive vers le XIe siècle, puis des agrandissements à la fin du XIIe siècle et des remaniements au XIVe siècle, période où semblent avoir été refaites les voûtes du transept. L'édifice a été pillé à la fin du XIIe siècle et reconstruit au début du XIIIe siècle ; la nef a été agrandie de deux travées au XIVe siècle. L'église est classée au titre des monuments historiques en 1910. À l'extérieur, trois des quatre chapiteaux du chevet illustrent des épisodes de la vie de saint Étienne : la lapidation, la découverte du corps et la translation des reliques. À l'intérieur, une série de chapiteaux historiés du milieu du XIIe siècle retrace le cycle évangélique, avec des scènes telles que l'Annonciation, l'annonce aux bergers, la chevauchée et l'Adoration des mages, la Nativité, la Présentation au Temple, la Fuite en Égypte et Jésus au milieu des docteurs de la loi ; deux chapiteaux représentant la Mise en croix et la Déposition ornent l'arc triomphal. Le plus ancien chapiteau, daté du XIe siècle, représente une chasse à l'ours. La restauration menée de 1999 à 2001 a permis la mise au jour d'un décor peint riche ; les restaurateurs ont souhaité conserver un témoignage de chaque siècle, de sorte que le visiteur peut lire sur les murs l'histoire picturale de l'église. Dans la chapelle sud, les peintures sont assez récentes (XIXe et XXe siècles), tandis que le décor de la chapelle nord appartient aux XVIIIe et XXe siècles. Le croisillon nord du transept présente des décors variés : un voûtain porte une peinture du XIVe siècle, deux autres sont ornés d'un décor du XVe siècle et le quatrième voûtain date du XIXe siècle ; dans la croisée du transept, le décor du XVe siècle et des motifs du XIXe siècle (petits anges) s'harmonisent. Sur l'intrados de l'arc séparant la croisée du transept du croisillon sud se succèdent des peintures d'époques différentes, jusqu'au XIIIe siècle, parmi lesquelles une fresque représentant saint Léonard libérant un prisonnier, le plus ancien décor découvert à ce jour dans l'église. Dans le chœur se trouvent quatre peintures datées de 1841 et signées Puccini, représentant saint Jérôme, saint Martial, saint Pierre et saint Hilaire. Parmi les autres œuvres remarquables figurent un tableau d'Émile Signol daté de 1836, intitulé "La religion au secours des affligés, elle calme leur douleur et leur apporte la résignation", visible dans la troisième travée de la nef, le gisant de Bernard de Lubersac sculpté au XVIe siècle, et le portail roman limousin orné de six festons d'inspiration mozarabe.