Monastère bénédictin IXe siècle (≈ 950)
Mention de l'ancien monastère Saint-Étienne de Cabaret sur lequel l'église aurait été construite.
XIIe siècle
Éléments du clocher
Éléments du clocher XIIe siècle (≈ 1250)
Le clocher comporte des éléments attribués à cette période.
Fin du XIVe siècle
Construction majeure
Construction majeure Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
Une grande partie de l'édifice date de cette période.
1594
Premier achat de cloche
Premier achat de cloche 1594 (≈ 1594)
Première mention attestée du carillon de l'église.
XVIe siècle
Édifice actuel
Édifice actuel XVIe siècle (≈ 1650)
L'église dans sa forme actuelle est datée de cette période.
XVIIe siècle
Tableau anonyme
Tableau anonyme XVIIe siècle (≈ 1750)
Un tableau représentant la lapidation de saint Étienne est exposé dans l'église.
1857
Ajout de cloches
Ajout de cloches 1857 (≈ 1857)
Deux cloches ont été ajoutées au carillon cette année-là.
1884
Ajout de cloches
Ajout de cloches 1884 (≈ 1884)
Sept cloches ont été ajoutées au carillon cette année-là.
1926
Inscription du clocher
Inscription du clocher 1926 (≈ 1926)
Le clocher a été inscrit au titre des monuments historiques.
1984
Ajout de cloche
Ajout de cloche 1984 (≈ 1984)
Une cloche a été ajoutée au carillon cette année-là.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : inscription par arrêté du 17 février 1926
Personnages clés
Raymond Baron
Prêtre dont la pierre tombale se trouve dans l'église.
Pierre Grassi
Prieur du Mas, auteur de l'épitaphe de Raymond Baron.
Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne
L'église Saint-Étienne de Mas-Cabardès est située dans la commune du Mas-Cabardès, dans le département de l'Aude en région Occitanie. L'édifice présente des éléments de plusieurs époques : une grande partie date de la fin du XIVe siècle, le clocher comporte des éléments attribués au XIIe siècle et l'édifice actuel est également daté du XVIe siècle. Le clocher s'élève au-dessus d'un tambour carré qui surmonte une chapelle voûtée à liernes et tiercerons et se compose de deux étages octogonaux chacun éclairé par huit baies géminées. Les baies sont munies de colonnettes centrales à chapiteaux qui semblent être des réemplois de vestiges plus anciens ; un arc de décharge soulage les archivoltes à chaque ouverture. Le clocher, de plan octogonal posé sur une base carrée d'aspect plus ancien, est percé d'une double rangée d'ouvertures géminées, à la manière de celui de La Tourette-Cabardès, et une tour rectangulaire abritant un escalier à vis lui est accolée. L'édifice, construit en moellons, réserve la pierre de taille aux colonnettes et aux archivoltes des baies jumelées ; il a été fortifié à une époque postérieure. Deux arcs-boutants, sous lesquels passe une rue, soutiennent le mur ouest de l'église. Le portail d'entrée comporte des vantaux cloutés et est surmonté de pierres sculptées probablement issues de réemplois. À l'intérieur, la chapelle Notre-Dame-de-la-Barthe, qui forme le rez-de-chaussée du clocher, abrite une statue de la Vierge datée de la fin du XVe siècle, un retable du XVIe siècle et une voûte à cinq clés à liernes et tiercerons. À gauche de la nef se trouve la pierre tombale du prêtre Raymond Baron, portant une épitaphe rédigée par Pierre Grassi, prieur du Mas. À droite, la chapelle Saint-Roch conserve un autel en marbre de Caunes et un tabernacle en bois sculpté et doré du XVIIIe siècle, et au fond de l'église est exposé un tableau anonyme du XVIIe siècle représentant la lapidation de saint Étienne. Le carillon de l'église, élément important du patrimoine local, a longtemps rythmé la vie communautaire pour l'angélus, les offices, les mariages, les enterrements et les fêtes ; il se compose actuellement de dix cloches, dont deux de 1857, sept de 1884 et une de 1984, et son histoire est attestée dès 1594 par l'achat d'une cloche. Le clocher a été inscrit au titre des monuments historiques en 1926. L'édifice aurait été bâti sur l'emplacement de l'ancien monastère bénédictin Saint-Étienne de Cabaret, mentionné dans les écrits au IXe siècle.