Église Saint-Étienne de Palaja dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Étienne de Palaja

  • Le Bourg
  • 11570 Palaja
Église Saint-Étienne de Palaja
Église Saint-Étienne de Palaja
Église Saint-Étienne de Palaja
Église Saint-Étienne de Palaja
Église Saint-Étienne de Palaja
Église Saint-Étienne de Palaja
Église Saint-Étienne de Palaja
Crédit photo : Tylwyth Eldar - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
917
Consécration initiale
XIVe siècle
Reconstruction de l'édifice
1575
Prise de la ville
XIXe siècle
Travaux et restaurations
1891
Restauration de la baie axiale
1968
Démolition de la fausse voûte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Etienne (cad. A 74) : inscription par arrêté du 25 octobre 1961

Personnages clés

Gimer Évêque de Carcassonne ayant consacré la première église en 917.
Jean Galtier Évêque de Carcassonne ayant rattaché l'église Saint-Étienne à la dignité d'archidiacre mineur du chapitre cathédral en 1279.
Pierre de Rochefort Évêque sous l'épiscopat duquel l'édifice actuel a été reconstruit.
Leviston Responsable du rasement des fortifications de la ville en 1575.

Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne

L'église Saint-Étienne de Palaja, dans l'Aude, est inscrite au titre des Monuments historiques en 1961. Une première église dédiée à Notre-Dame fut consacrée en 917 par Gimer, évêque de Carcassonne. En 1279, Jean Galtier, évêque de Carcassonne, rattacha l'église Saint-Étienne à la dignité d'archidiacre mineur du chapitre cathédral. L'édifice actuel ne comporte aucune partie antérieure au XIVe siècle et fut reconstruit sous l'épiscopat de Pierre de Rochefort. Il ne semble pas que l'église ait souffert des guerres de Religion, malgré la prise de la ville par les Protestants et sa reprise en 1575, au cours de laquelle les fortifications furent rasées par Leviston. Depuis le XVIIe siècle, la surface de l'église a été réduite, vraisemblablement en raison de l'édification du mur de fond actuel, construit en biais et qui diminue la longueur de la dernière travée en séparant la nef du presbytère aménagé entre les anciens murs. L'édifice a fait l'objet de travaux et d'ajouts au XIXe siècle : construction des sacristies et de la chapelle nord, reprise en élévation et voûtement de la chapelle sud, et réparations de la partie haute du clocher. En 1891, la baie axiale du chevet, qui avait été murée probablement pour la pose d'un retable, fut dégagée; son remplage, très détérioré, fut entièrement refait d'après le dessin et un vitrail y fut installé. En 1895, le clocher-porche fut restauré, rabaissé d'un étage, la cloche transférée sur une tourelle octogonale voisine et pourvue d'un support en fer forgé, et une horloge fut installée sur la tourelle d'escalier. En 1968, la fausse voûte d'ogives en briques fut démolie et la charpente apparente de la nef rétablie. L'édifice est à nef unique, prolongée par un chevet polygonal plus étroit, et l'unique entrée, au sud, est précédée d'un clocher-porche au caractère fortifié. Le porche est surmonté d'une salle des gardes pourvue d'une archère à étriers ouverte dans le mur sud et éclairée sur la nef par une grande fenêtre à double ébrasement. Le portail en arc brisé est décoré de trois boudins en amande; la nef, de style languedocien, est divisée en trois travées inégales par des doubleaux en coin émoussé reposant sur des piliers semi-circulaires à dosserets. De part et d'autre de la première travée se trouvent deux chapelles latérales, la chapelle nord étant entièrement moderne.

Liens externes