Frise chronologique
1050
Donation à l'abbaye de Saint-Ouen
Donation à l'abbaye de Saint-Ouen
1050 (≈ 1050)
Paroisse et domaine cédés par Guillaume d’Arques.
2e moitié XIe siècle
Construction romane initiale
Construction romane initiale
2e moitié XIe siècle (≈ 1150)
Nef, transept et tour clocher édifiés.
XIIIe siècle
Ajout des contreforts
Ajout des contreforts
XIIIe siècle (≈ 1350)
Renforcement de la nef existante.
XIVe siècle
Voûtement gothique et chevet plat
Voûtement gothique et chevet plat
XIVe siècle (≈ 1450)
Modifications du chœur et croisée.
après 1868
Restoration néo-XIIIe siècle
Restoration néo-XIIIe siècle
après 1868 (≈ 1868)
Façade et baies refaites par Simon.
21 novembre 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
21 novembre 2000 (≈ 2000)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AC 53) : inscription par arrêté du 21 novembre 2000
Personnages clés
| Guillaume, comte d'Arques - Donateur |
Cède la paroisse à Saint-Ouen en 1050. |
| Mauger - Archevêque de Rouen |
Frère de Guillaume, co-donateur en 1050. |
| Simon - Architecte |
Reconstruit la façade après 1868. |
| Duhamel-Marette - Peintre-verrier |
Auteur de la verrière du XIXe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Perriers-sur-Andelle trouve ses origines au XIe siècle, lorsque la paroisse et son domaine furent donnés à l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen en 1050 par Guillaume, comte d’Arques, et son frère Mauger, archevêque. L’édifice actuel, de plan cruciforme, conserve de cette époque romane le transept, la tour clocher sur la croisée, et les murs de la nef, construits en silex. Ces éléments fondateurs reflètent l’influence de l’abbaye rouennaise, qui en fut la patronne jusqu’à la Révolution.
Au XIIIe siècle, des contreforts furent ajoutés à la nef pour renforcer la structure, tandis qu’au XIVe siècle, la croisée du transept fut voûtée d’ogives et le chœur doté d’un chevet plat, marquant une transition vers le style gothique. La façade occidentale, détruite ou endommagée, fut reconstruite après 1868 par l’architecte Simon dans un style néo-XIIIe siècle, tout comme les baies de la nef. Ces interventions du XIXe siècle s’inscrivaient dans un mouvement de restauration des monuments historiques, cherchant à retrouver un idéal médiéval.
L’intérieur de l’église révèle une charpente apparente du XVIe siècle, ornée de sablières moulurées et d’un décor peint de la même période, témoignant de l’art de la Renaissance en Normandie. Le chœur abrite un retable peint et doré du XVIIIe siècle, ainsi qu’une grande verrière réalisée au XIXe siècle par Duhamel-Marette, peintre-verrier. Ces éléments mobiliers et décoratifs illustrent l’évolution des goûts artistiques et liturgiques à travers les siècles, tout en soulignant le rôle central de l’église dans la vie communautaire locale.
Classée Monument Historique par arrêté du 21 novembre 2000, l’église Saint-Étienne reste propriété de la commune de Perriers-sur-Andelle. Son architecture composite, mêlant roman, gothique et restaurations modernes, en fait un exemple remarquable du patrimoine religieux normand, marqué par les influences des abbayes rouennaises et les adaptations successives aux besoins cultuels et esthétiques.