Frise chronologique
1050
Première mention écrite
Première mention écrite
1050 (≈ 1050)
Attestation documentaire de l'église dans les textes.
XIIIe siècle
Création du mobilier remarquable
Création du mobilier remarquable
XIIIe siècle (≈ 1350)
Vierge à l'Enfant et ciboire classés objets historiques.
XVIIe siècle
Ajout de la tribune en bois
Ajout de la tribune en bois
XVIIe siècle (≈ 1750)
Aménagement intérieur post-médiéval dans la nef.
2004
Double protection patrimoniale
Double protection patrimoniale
2004 (≈ 2004)
Cimetière inscrit (5 janvier) et église classée (2 septembre).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cimetière en totalité (cad. B 342) : inscription par arrêté du 5 janvier 2004 - L'église en totalité (cad. B 343) : classement par arrêté du 2 septembre 2004
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne de Prunet, située dans le département des Pyrénées-Orientales à Prunet-et-Belpuig, est un édifice religieux emblématique de la période pré-romane. Sa première mention écrite remonte à 1050, ce qui en fait un témoignage architectural du XIe siècle. L'église se caractérise par une nef unique couverte d'une voûte en berceau, un chevet plat légèrement trapézoïdal, et un clocher du XIe siècle orné de baies géminées. À l'intérieur, une tribune en bois du XVIIe siècle ajoute une touche ultérieure à cet ensemble médiéval.
L'église et son cimetière adjacent ont été protégés au titre des monuments historiques en 2004 : le cimetière a été inscrit le 5 janvier, tandis que l'église elle-même a été classée le 2 septembre. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale de ce site, tant pour son architecture que pour son mobilier, qui inclut une Vierge à l'Enfant et un ciboire, tous deux classés objets historiques du XIIIe siècle.
L'édifice illustre les spécificités de l'architecture pré-romane en Roussillon, région marquée par une forte influence catalane. Son plan simple et ses éléments décoratifs sobres reflètent les pratiques constructives locales de l'époque, tout en témoignant de l'importance des églises rurales dans l'organisation sociale et religieuse médiévale. La présence d'une tribune en bois du XVIIe siècle suggère des aménagements ultérieurs liés à l'évolution des usages liturgiques ou communautaires.
Les sources disponibles, notamment les références bibliographiques comme le Corpus des Vierges à l'Enfant des Pyrénées-Orientales (2013) ou Églises romanes oubliées du Roussillon (2003), confirment l'intérêt historique et artistique de ce monument. Son classement parmi les églises préromanes des Pyrénées-Orientales renforce son statut de patrimoine régional à préserver, tout en offrant un éclairage sur le contexte culturel et religieux du Roussillon au Moyen Âge.