Frise chronologique
1453
Date gravée
Date gravée
1453 (≈ 1453)
Linteau d’une porte (ancienne sacristie ?).
1781-1786
Reconstruction nef/chœur
Reconstruction nef/chœur
1781-1786 (≈ 1784)
Plans de Salins de Montfort, style néoclassique.
1825-1827
Réparations
Réparations
1825-1827 (≈ 1826)
Chute de la clef de l’arc triomphal.
1872-1873
Construction sacristie
Construction sacristie
1872-1873 (≈ 1873)
Par Brion et Haug, style XIXe.
1990
Classement MH
Classement MH
1990 (≈ 1990)
Protection de l’édifice (hors sacristie).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Nicolas Alexandre de Salins de Montfort - Architecte |
Auteur des plans de 1781 pour nef/chœur. |
| Jean-Baptiste Pertois - Maître d’œuvre |
Responsable des travaux (1782-1786). |
| Albert Brion - Architecte |
Conception sacristie (1872-1873). |
| Eugène Haug - Architecte |
Co-auteur de la sacristie (1872-1873). |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Rosheim, située rue de l’Église dans le Bas-Rhin (Grand Est), est un monument historique classé depuis 1990. Son origine remonte au XIIIe siècle, période à laquelle la paroisse est mentionnée pour la première fois. De cette époque médiévale, seule subsiste la tour en pierre de taille, dont le rez-de-chaussée voûté d’ogives servait autrefois de chœur. Ce vestige porte des marques de tâcheron, témoignages des artisans ayant œuvré à sa construction. La porte au linteau gravé de la date 1453 suggère une réutilisation ou modification ultérieure, peut-être liée à une ancienne sacristie.
La nef et le chœur actuels datent du dernier quart du XVIIIe siècle, construits selon les plans de l’architecte Nicolas Alexandre de Salins de Montfort (1781). Les travaux, adjugés en 1782 et réceptionnés en 1786, ont donné à l’édifice son aspect néoclassique, avec un portique dorique et un toit à deux versants. La flèche polygonale en ardoise, couvrant la tour, contraste avec la croupe arrondie du chœur. Au XIXe siècle, des interventions ont eu lieu après l’effondrement partiel de l’arc triomphal (1825, 1827), et une sacristie a été ajoutée en 1872-1873 par les architectes Albert Brion et Eugène Haug.
L’église illustre l’évolution architecturale alsacienne, mêlant héritage médiéval et transformations des Lumières. Son classement en 1990 protège l’édifice à l’exception de la sacristie du XIXe siècle. La présence de marques de tâcheron sur la tour et la nef souligne la continuité des savoir-faire artisanaux entre les deux périodes de construction. Aujourd’hui, elle reste un symbole du patrimoine religieux et historique de Rosheim, géré par la commune.