Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de l'église paroissiale Saint-Étienne.
1542-1543
Rebâtie par Jean Binet
Rebâtie par Jean Binet 1542-1543 (≈ 1543)
L'église a été rebâtie à la demande de Jean Binet et consacrée par l'archevêque de Tours.
29 mars 1543
Consécration de l'église
Consécration de l'église 29 mars 1543 (≈ 1543)
L'église a été consacrée par l'archevêque de Tours, Antoine de Bar.
21 juillet 1942
Classement historique
Classement historique 21 juillet 1942 (≈ 1942)
L'église a été classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 21 juillet 1942
Personnages clés
Jean Binet
Personnage ayant demandé la reconstruction de l'église au XVIe siècle.
Antoine de Bar
Archevêque de Tours ayant consacré l'église en 1543.
Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne
L'église paroissiale Saint-Étienne, située à Saint-Étienne-de-Chigny en Indre-et-Loire, est à l'origine datée du XIIIe siècle et a été rebâtie à la demande de Jean Binet entre 1542 et 1543 ; elle a été consacrée par l'archevêque de Tours, Antoine de Bar, le 29 mars 1543 et classée au titre des monuments historiques le 21 juillet 1942. L'édifice présente une nef unique, terminée par un chevet plat et percée d'un transept, l'ensemble étant couvert par une charpente lambrissée. Les entraits, de section octogonale, montrent aux assemblages avec les sablières et les poinçons des renforts sculptés en formes de gueules d'animaux fantastiques ou de figures humaines. Le clocher de charpente est posé sur la deuxième travée de la nef ; ses quatre poteaux d'angle inclinés reposent sur les extrémités d'entraits des fermes courantes, ces entraits étant soulagés par des corbeaux de pierre portés par des pilastres engagés dans les murs de la nef. Le clocher se compose d'un campanile de plan carré à la base, surmonté d'une flèche octogonale élancée. Les parois de la nef, du transept et du chœur sont ornées de trente écussons en bas-relief sur plaques rectangulaires, tandis qu'une peinture murale a été mise au jour sous un enduit à faux joints. Le portail est décoré de quatre blasons : celui de la famille Binet ; celui du duc de Luynes, écartelé d'Albert et de Rohan et portant en abattant un écusson de Neuchâtel ; un blason mi-parti Binet-d'Albert de Luynes ; et un blason ovale, écartelé, présentant une croix alésée et une aigle bicéphale, blason qui pourrait appartenir à la famille de la Béraudière. Les armoiries sont décrites ainsi : famille Binet, de gueules à l'étoile d'argent, au chef d'or chargé de trois croisettes potencées au pied fiché d'azur ; Albert, d'or au lion de gueules couronné de même ; Rohan, de gueules à neuf macles d'or ; Neuchâtel, d'or au pal de gueules chargé de trois chevrons d'argent. La famille de la Béraudière est, selon le relevé héraldique joint, écartelée aux 1 et 4 d'or à l'aigle bicéphale éployé de gueules, couronné de sinople, et aux 2 et 3 d'azur à la croix alésée d'argent. Des blasons en tuffeau ont également été insérés dans les murs extérieurs, mais la plupart sont aujourd'hui peu lisibles.