Frise chronologique
XIe–XIIe siècles
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Paroisse érigée sous l’abbaye Saint-Gildas.
1402
Cloche médiévale
Cloche médiévale
1402 (≈ 1402)
Première cloche datée encore présente.
Années 1860
Reconstruction néogothique
Reconstruction néogothique
Années 1860 (≈ 1860)
Dirigée par Alfred Dauvergne.
1867
Vitrail de Lobin
Vitrail de Lobin
1867 (≈ 1867)
Baie d’axe réalisée par Julien-Léopold Lobin.
1870
Cloche *Euphrasie*
Cloche *Euphrasie*
1870 (≈ 1870)
Grosse cloche installée dans le clocher.
1878
Verrière anonyme
Verrière anonyme
1878 (≈ 1878)
Offerte par la famille Balsan.
1903
Verrières de Florence
Verrières de Florence
1903 (≈ 1903)
Six baies avec réemploi de panneaux du XIIIe.
24 décembre 1961
Baptême de *Marie Charlotte*
Baptême de *Marie Charlotte*
24 décembre 1961 (≈ 1961)
Cloche récente ajoutée au clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Alfred Dauvergne - Architecte |
Reconstruit l’église en style néogothique. |
| Julien-Léopold Lobin - Maître-verrier |
Auteur du vitrail de 1867. |
| Joseph-Prosper Florence - Artiste-verrier |
Créa les verrières de 1903. |
| Anne de Montaigu - Donatrice |
Offrit deux tableaux classés. |
| Georges Dettviller - Verrier |
Auteur de la verrière de 1945. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Velles, située au cœur du village dans le département de l’Indre, trouve ses origines au haut Moyen Âge. Dès les XIe et XIIe siècles, la paroisse est érigée en prieuré sous la dépendance de l’abbaye Saint-Gildas. Deux chapelles latérales, dédiées aux familles aristocratiques locales De Boisé et De La Faire, abritaient leurs sépultures. Ces familles, influentes dans la région, marquèrent ainsi l’histoire médiévale du lieu par leur présence et leur mécénat religieux.
L’édifice actuel résulte d’une reconstruction totale menée dans les années 1860 par l’architecte Alfred Dauvergne, dans un style néogothique marqué. Le plan adopte une nef à quatre travées, flanquée de deux chapelles latérales formant un transept, et se termine par une abside à cinq pans voûtée d’ogives. Cette reconstruction intégra des éléments anciens, comme des panneaux de vitraux du XIIIe siècle réemployés dans les verrières de 1903, témoignant d’un héritage artistique médiéval préservé.
Les vitraux de l’église illustrent plusieurs époques et styles. Julien-Léopold Lobin réalisa en 1867 le vitrail de la baie d’axe, tandis que la famille Balsan offrit des verrières anonymes, dont une datée de 1878. Joseph-Prosper Florence, en 1903, créa six verrières pour la nef, intégrant des médaillons du XIIIe siècle représentant des scènes christiques. Plus tard, Georges Dettviller ajouta en 1945 une verrière dédiée à l’apparition de la Vierge à Bernadette, enrichissant le patrimoine verrier de l’édifice.
Le clocher abrite trois cloches emblématiques : une cloche médiévale datée de 1402, une cloche de 1870 nommée Euphrasie, et une plus récente, Marie Charlotte, baptisée en 1961. Dans le chœur, deux grands tableaux classés, donnés par Anne de Montaigu en 1882 et 1886, représentent Le Martyre de Sainte Solange et La Charité de Sainte Euphrasie, soulignant le lien entre l’église et le mécénat artistique local.
Aujourd’hui, l’église Saint-Étienne dépend de l’archidiocèse de Bourges et reste un témoignage architectural et historique majeur de la région Centre-Val de Loire. Son mélange de styles, alliant néogothique et réemplois médiévaux, ainsi que ses œuvres d’art, en font un monument représentatif du patrimoine religieux français du XIXe siècle.