Frise chronologique
avant 1333
Fondation du couvent
Fondation du couvent
avant 1333 (≈ 1333)
Création par Arnaud Duèze, vicomte de Caraman.
1344-1359
Prospérité du couvent
Prospérité du couvent
1344-1359 (≈ 1352)
Accroissement des religieuses et achèvement des constructions.
1644-1657
Abandon du couvent
Abandon du couvent
1644-1657 (≈ 1651)
Transfert des Clarisses à Toulouse.
1789 (Rvolution)
Vente et démolition partielle
Vente et démolition partielle
1789 (Rvolution) (≈ 1789)
Nef détruite, pierres réutilisées.
13 avril 1948
Inscription monument historique
Inscription monument historique
13 avril 1948 (≈ 1948)
Protection de la chapelle nord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Elévation et voûte de la chapelle Nord : inscription par arrêté du 13 avril 1948
Personnages clés
| Arnaud Duèze - Vicomte de Caraman |
Fondateur du couvent en 1333. |
| Jean XXII - Pape (1316-1334) |
Autorisa la règle de sainte Claire. |
| Philippe de Valois - Roi de France |
Autorisa la fondation par lettres patentes. |
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne des Cassés, située dans le village des Cassés (Aude, Occitanie), est un édifice religieux dont les origines remontent au XIVe siècle. Il ne subsiste aujourd’hui que des éléments partiels de l’ancienne église Notre-Dame-des-Anges : les murs gouttereaux de l’abside pentagonale et la chapelle latérale nord, intégrée à la dernière travée de la nef. Ces vestiges suggèrent une construction homogène, réalisée en un seul temps, avec une nef unique suivie d’une abside plus étroite. Les bases triangulaires et les chapiteaux non décorés sont caractéristiques du deuxième quart du XIVe siècle, tandis que les fenêtres trilobées de l’abside témoignent d’un style gothique sobre.
L’histoire de l’église est liée à celle du couvent des Clarisses, fondé avant 1333 par Arnaud Duèze, vicomte de Caraman, sous l’autorisation du pape Jean XXII. Initialement dédié à Notre-Dame-des-Anges et rattaché à la règle de sainte Claire, le couvent connut une période de prospérité entre 1344 et 1359, comme en attestent les armes de la famille de Caraman visibles dans la chapelle nord. Cependant, l’église actuelle, bien que probablement antérieure à 1365, ne semble pas dater de 1322, année d’installation des religieuses. Les bâtiments monastiques et la nef disparurent après la Révolution, lorsque le site fut vendu et partiellement démoli pour réutiliser les pierres.
La protection de l’édifice intervint en 1948, avec l’inscription à l’inventaire des monuments historiques de l’élévation et de la voûte de la chapelle nord. Ce classement souligne la valeur patrimoniale des vestiges, notamment leur architecture gothique méridionale et leur lien avec l’histoire monastique locale. Aujourd’hui, il ne reste que le sanctuaire pentagonal et une chapelle, témoins silencieux d’un passé religieux et seigneurial marqué par les familles nobles de la région, comme les Caraman, et par les bouleversements révolutionnaires.