Frise chronologique
1119
Première mention écrite
Première mention écrite
1119 (≈ 1119)
Bullaire de l'abbaye de Saint-Gilles
1628
Siège dévastateur
Siège dévastateur
1628 (≈ 1628)
Ruine quasi totale de l'édifice
XVIe-XVIIe siècles
Destructions partielles
Destructions partielles
XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Guerres de Religion et siège
1er mars 1951
Classement MH
Classement MH
1er mars 1951 (≈ 1951)
Inscription façade et clocher
2024-2025
Restauration récente
Restauration récente
2024-2025 (≈ 2025)
Campagne de conservation en cours
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade occidentale, y compris le clocher : inscription par arrêté du 1er mars 1951
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur |
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne du Cailar, située dans le département du Gard en Occitanie, est mentionnée pour la première fois en 1119 dans les archives de l'abbaye de Saint-Gilles. À cette époque, elle dépendait déjà du diocèse de Nîmes. Son architecture romane, notamment le porche et le mur adjacent avec une tourelle nord, date du XIIe siècle. Ces éléments sont les seuls vestiges de la construction médiévale originale, le reste de l'édifice ayant subi des destructions partielles lors des guerres de Religion aux XVIe et XVIIe siècles.
Les conflits entre catholiques et protestants, particulièrement violents dans la région, ont conduit à la ruine quasi totale de l'église, notamment lors du siège de 1628. La reconstruction a concerné la nef, le chevet pentagonal, le clocher sud (le plus récent, identifiable par sa mouluration baroque), ainsi que le dôme de la tourelle nord et la balustrade. Les colonnes du porche, les voûtes et les autels actuels datent également de cette période de restauration. Le tympan, orné d'un cœur entouré d'une couronne d'épines, reflète une symbolique chrétienne post-réforme.
L'édifice, toujours consacré au culte catholique et rattaché au diocèse de Nîmes, a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques le 1er mars 1951. Sa façade occidentale, incluant le clocher, bénéficie d'une protection spécifique. Une campagne de restauration récente (2024-2025) témoigne de son entretien continu. L'église, propriété de la commune, reste un lieu de culte actif et un marqueur patrimonial de la Camargue gardoise, entre héritage roman et transformations modernes.
Le village du Cailar, mentionné dès 675 sous le terme castellus, s'est développé autour de cette église, dont le prieuré fut successivement lié à l'abbaye Saint-Benoît de Montpellier (à partir de 1369) puis au chapitre cathédral Saint-Pierre de la même ville. Ces rattachements successifs illustrent son importance religieuse et administrative dans la région, entre Languedoc et Provence.