Frise chronologique
Début XIIe siècle
Début de la construction
Début de la construction
Début XIIe siècle (≈ 1204)
Nef et portail roman initiés.
XIIIe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
XIIIe siècle (≈ 1350)
Chœur gothique et clocher édifiés.
XVe siècle
Ancienne sacristie
Ancienne sacristie
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout au nord du clocher.
XVIe siècle
Chapelle nord
Chapelle nord
XVIe siècle (≈ 1650)
Intègre partiellement la tour.
1739
Construction du retable
Construction du retable
1739 (≈ 1739)
Bouchage de la baie absidale.
1759
Pose du carrelage
Pose du carrelage
1759 (≈ 1759)
Chœur et allée centrale aménagés.
1926-1927
Rénovation de la couverture
Rénovation de la couverture
1926-1927 (≈ 1927)
Partie de la toiture refaite.
4 janvier 1961
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 janvier 1961 (≈ 1961)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne-et-Sainte-Madeleine de Puiset, située dans le village du Puiset (Eure-et-Loir), présente une structure composite reflétant plusieurs siècles d’évolution architecturale. Son vaisseau central, flanqué de deux collatéraux voûtés de lambris en berceau plein-cintre, date principalement du XIIe siècle, comme en témoignent le portail occidental roman et les chapiteaux de la nef. Les traces d’arrachement sur la façade et les baies murées suggèrent des modifications ultérieures, dont une possible galerie extérieure disparue. La nef, initialement plus basse, fut surélevée, tandis que le chœur gothique du XIIIe siècle remplaça un transept roman, marqué par des moulures encore visibles.
Le clocher, édifié au XIIIe siècle et accessible depuis l’extérieur à l’origine, domine le chevet plat percé d’une baie géminée en arc brisé. Une chapelle du XVIe siècle, adjointe au nord, engloba partiellement sa base, et une porte Renaissance ornée d’un gâble fleuronné fut ajoutée pour relier la salle basse du clocher à la nef. Les voûtes en bois lambrissées, datant du XVIIe siècle, couvrent aujourd’hui la nef et les collatéraux, tandis que des réparations majeures aux XIXe et XXe siècles (comme la couverture refaite en 1926-1927) ont préservé l’édifice. Classée Monument Historique en 1961, l’église illustre l’adaptation continue des basiliques rurales, depuis ses origines romanes jusqu’aux ajouts gothiques et Renaissance.
Les éléments les plus anciens, comme les deux colonnes et chapiteaux près du chœur ou les contreforts du collatéral nord, attestent d’une construction débutée au début du XIIe siècle. L’abside primitive, peut-être accompagnée d’absidioles, fut remplacée par un chevet plat au XIIIe siècle, tandis que la sacristie du XVe siècle (au nord) et les modifications des fenêtres des collatéraux au XVIe siècle marquent d’autres étapes clés. Le retable actuel, érigé en 1739, boucha une grande baie ouvrant autrefois sur l’abside, et le carrelage du chœur, posé en 1759, acheva les aménagements intérieurs majeurs.
L’église, propriété communale, conserve des traces de son passé médiéval malgré les transformations : le portail roman à archivolte festonnée, les baies en arc brisé des collatéraux, ou les traces de couvertures moins élevées sur les façades latérales. Ces détails, combinés aux ajouts postérieurs (comme la sacristie du XVIIe siècle intégrée dans le clocher), offrent un témoignage rare de l’évolution architecturale d’un édifice rural sur près de six siècles.