Fondation probable Xe siècle (≈ 1050)
Fondation probable de l'église lors du premier essor de la ville.
1067
Première mention
Première mention 1067 (≈ 1067)
Mention dans les chartes de Guillaume le Conquérant sous le nom de sanctus Stephanus vetus.
1417
Dommages pendant la guerre
Dommages pendant la guerre 1417 (≈ 1417)
L'église subit d'importants dommages pendant le siège de Caen.
XVe siècle
Reconstruction
Reconstruction XVe siècle (≈ 1550)
Reconstruction de l'église pendant et après l'occupation anglaise, ajout de la tour-lanterne octogonale.
1784-1785
Transfert du cimetière
Transfert du cimetière 1784-1785 (≈ 1785)
Transfert du cimetière hors de la ville vers le cimetière des Quatre-Nations.
1793
Désaffectation
Désaffectation 1793 (≈ 1793)
L'église est désaffectée et ne retrouve pas le culte en 1802.
1840
Inscription initiale
Inscription initiale 1840 (≈ 1840)
Inscription initiale sur la liste des monuments historiques.
22 août 1903
Classement définitif
Classement définitif 22 août 1903 (≈ 1903)
Classement au titre des monuments historiques.
1944
Destruction partielle
Destruction partielle 1944 (≈ 1944)
Un obus détruit en grande partie la nef de l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2026
Projet de restauration
Projet de restauration 2026 (≈ 2026)
Projet de restauration en vue d'une ouverture au public.
Patrimoine classé
Ancienne église : classement par arrêté du 22 août 1903
Personnages clés
Guillaume le Conquérant
Mentionne l'église dans ses chartes vers 1067.
Arcisse de Caumont
A contribué à sauver l'église de la démolition.
Antoine Charma
A contribué à sauver l'église de la démolition.
Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne-le-Vieux
L’ancienne église Saint-Étienne-le-Vieux, située dans le centre ancien de Caen, est une église aujourd’hui partiellement ruinée, distincte de l’ancienne abbatiale Saint-Étienne voisine, d’où lui vient dès le XIe siècle le surnom de « Vieux ». Probablement fondée au Xe siècle lors du premier essor de la ville, elle est mentionnée pour la première fois dans les chartes de Guillaume le Conquérant sous le nom de sanctus Stephanus vetus vers 1067. Exposée le long des remparts, elle subit d’importants dommages pendant la guerre de Cent Ans, notamment au siège de 1417, puis fut reconstruite pendant et après l’occupation anglaise ; la tour-lanterne octogonale date de cette période de reconstruction. Paroisse intégrée au doyenné de Caen dans le diocèse de Bayeux, son cimetière fut transféré hors de la ville vers le cimetière des Quatre-Nations en 1784-1785 à la suite d’un arrêt du parlement de Rouen. Désaffectée en 1793, elle ne retrouve pas le culte en 1802, l’ancienne abbatiale reprenant le rôle paroissial, et son mauvais entretien la conduit bientôt au délabrement. Inscrite initialement sur la liste de 1840 puis retirée lors d’une mise à jour, elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 22 août 1903. Fermée au public en 1844, menacée de démolition, elle est sauvée grâce à l’action d’Arcisse de Caumont et d’Antoine Charma ; la ville y entrepose par la suite des fragments architecturaux avant leur dépôt dans le musée des antiquaires de Normandie en 1926. En 1944, un obus visant une colonne de chars allemands stationnée à proximité touche l’édifice et détruit en grande partie la nef ; depuis cette date, aucun chantier de restauration complet n’a été entrepris et l’église reste fermée au public. En décembre 2023, la ville annonce un projet de restauration en vue d’une ouverture au deuxième trimestre 2026.
Sur le plan architectural, la nef compte cinq travées et le chœur deux travées, flanqués de collatéraux prolongés dans le chœur par des galeries qui ne forment pas de déambulatoire, le chevet étant plat. L’église est orientée du nord-ouest au sud-est, avec un chœur légèrement désaxé. On y remarque notamment la tour-lanterne octogonale, des éléments de décor sculpté et des contreforts ornés, vestiges des différentes campagnes de construction et de restauration qui ont marqué le monument. Son état actuel, partiellement en ruine, empêche l’accueil du public en l’absence de travaux de consolidation.