Frise chronologique
vers l’an mil
Première mention écrite
Première mention écrite
vers l’an mil (≈ 50)
Citée comme *ecclesia in villa Bisiaco*
3e quart du XIe siècle
Construction principale
Construction principale
3e quart du XIe siècle (≈ 1162)
Période romane attestée
1536
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1536 (≈ 1536)
Plus ancienne du diocèse d’Autun
XVe siècle
Ajout chapelle seigneuriale
Ajout chapelle seigneuriale
XVe siècle (≈ 1550)
Agrandissement sud gothique
13 mars 1950
Inscription MH
Inscription MH
13 mars 1950 (≈ 1950)
Protection officielle de l’édifice
1975
Vol des statuettes
Vol des statuettes
1975 (≈ 1975)
Disparition des œuvres du retable
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 13 mars 1950
Personnages clés
| Bernard Delaval - Restaurateur (1998) |
Doreur du retable du XVIIIe |
| Saint Eusèbe - Patron de l’église |
Dédicace initiale du lieu |
Origine et histoire
L'église Saint-Eusèbe de Saint-Huruge, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, est mentionnée dès l’an mil sous le nom ecclesia in comitatu Matisconensi in villa Bisiaco. Sa construction initiale, probablement dès le IXe siècle, est attestée par la technique d’opus spicatum visible dans les murs nord et sud, caractéristique des édifices précoces. L’édifice actuel, remanié aux XIe et XVe siècles, conserve aussi une chapelle seigneuriale du XVe siècle et une chapelle nord ajoutée en 1872.
Le clocher abrite l’une des plus anciennes cloches du diocèse d’Autun, fondue en 1536, témoignant de l’importance historique du lieu. À l’intérieur, un retable en bois doré du XVIIIe siècle (classé Monument Historique en 1979) orne le chœur, bien que ses statuettes originales aient été volées en 1975. Deux tableaux du XVIIe siècle, une Nativité et une Vierge à l’Enfant, complètent ce patrimoine mobilier remarquable.
L’église, inscrite aux Monuments Historiques depuis le 13 mars 1950, reste un lieu de culte catholique actif, rattaché à la paroisse Saint-Louis-entre-Grosne-et-Guye. Sa protection officielle souligne sa valeur architecturale et historique, mêlant influences romanes, gothiques et modernes. Les matériaux variés de sa construction, comme la présence de l’opus spicatum, en font un exemple rare de continuité bâtie sur plus d’un millénaire.
Le mobilier liturgique, notamment le retable restauré en 1998 par Bernard Delaval, illustre l’évolution des pratiques religieuses et artistiques locales. Les vols subis au XXe siècle rappellent les défis de la préservation du patrimoine rural. Aujourd’hui, l’église de Saint-Huruge s’inscrit dans le paysage culturel du Pays d’art et d’histoire entre Cluny et Tournus, région marquée par son héritage médiéval et ecclésiastique.