Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Eutrope de Bellefond en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane Clocher-mur

Église Saint-Eutrope de Bellefond

    7 Le Bourg
    33760 Bellefond
Propriété de la commune
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Église Saint-Eutrope de Bellefond
Crédit photo : Henry Salomé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1186
Rattachement à La Sauve-Majeure
1190
Transfert aux bénédictins
XVIe siècle
Dégâts des guerres de Religion
1850 (vers)
Disparition absidiole nord
1863-1866
Restauration majeure
3 novembre 1925
Inscription monument historique
12 avril 2001
Protection ruines du prieuré
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 3 novembre 1925 - Les ruines de l'ancien prieuré attenant à l'église (cad. ZD 87) : inscription par arrêté du 12 avril 2001

Personnages clés

Chanoines réguliers de Saint-Augustin - Fondateurs initiaux Lancèrent la construction, nef inachevée.
Moines de La Sauve-Majeure - Repreneurs du prieuré Héritèrent du site en 1190.
Feuillants de Bordeaux - Propriétaires post-1655 Restaurèrent l’église jusqu’à la Révolution.
J.L. Aymen - Donateur des vitraux Offrit les vitraux de l’abside (1867).
Juste de Minvielle - Donateur des vitraux Finança ceux de l’absidiole sud (1886).

Origine et histoire

L'église Saint-Eutrope de Bellefond, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux catholique dont la construction débuta au XIIe siècle sous l’impulsion de chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin. Ces derniers, faute de moyens financiers, ne purent achever la nef, laissant inachevé un projet initial ambitieux incluant une longue nef et une croix latine. Seuls le mur occidental, un transept de 22 mètres et une abside flanquée d’absidioles furent réalisés. La façade ouest, édifiée au XIIIe siècle à titre provisoire, confère à l’ensemble un aspect singulier, tandis que les chapiteaux intérieurs de l’abside partagent des similitudes stylistiques avec ceux de l’abside de La Sauve-Majeure, datés de la seconde moitié du XIIe siècle.

Le prieuré de Bellefond, initialement autonome, fut placé sous la dépendance du monastère de La Sauve-Majeure en 1186, avant d’être cédé aux bénédictins en 1190, suite aux difficultés financières des chanoines. Les guerres de Religion, au XVIe siècle, causèrent d’importantes dégradations à l’église et aux bâtiments claustraux. L’absidiole nord fut quant à elle rasée vers 1850. L’édifice, partiellement restauré entre 1863 et 1866, voit son entrée actuelle aménagée dans le mur nord du transept, construit en 1865. Les vitraux de l’abside (1867) et de l’absidiole sud (1886), offerts par des donateurs locaux, témoignent des embellissements ultérieurs.

À l’extérieur, les modillons sculptés, typiques de l’Aquitaine romane, illustrent des scènes moralisatrices dénonçant les écarts à la chasteté, reflétant les tensions internes de la communauté religieuse. Ces représentations, associées à des figures maléfiques, soulignent les défis spirituels des chanoines. L’église, inscrite aux monuments historiques en 1925, conserve également des fonts baptismaux du XIVe siècle, issus d’une chapelle aujourd’hui détruite. Les ruines du prieuré adjacent, protégées depuis 2001, rappellent l’importance passée de ce site monastique dans la région.

Liens externes