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Eglise Saint-Eutrope de Couthures à La Réunion dans le Lot-et-Garonne

Eglise Saint-Eutrope de Couthures


    47700 La Réunion
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1900
2000
Avant 1164
Attribution au prieuré de Calezun
XIIe siècle (2e moitié)
Don à l'abbaye de la Sauve
XIVe siècle
Fortification de l'église
1996
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. F 81) et sol du cimetière attenant avec son mur d'enceinte (cad. F 82) : inscription par arrêté du 28 octobre 1996

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun nom.

Origine et histoire

L’église Saint-Eutrope de Couthures, située à La Réunion (Lot-et-Garonne, Nouvelle-Aquitaine), est un monument d’origine romane dont les premières traces remontent avant 1164. À cette date, elle fut attribuée au prieuré de Saint-Vincent de Calezun, avant d’être donnée, dans la seconde moitié du XIIe siècle, à l’abbaye de la Sauve. Son architecture se caractérise par une nef rectangulaire aux murs en moellons renforcés par des chaînes de pierre de taille, et un chœur plus étroit séparé de l’abside en cul-de-four par un doubleau orné de chapiteaux sculptés (thème des vieillards au sud).

Au XIVe siècle, l’église fut fortifiée dans le contexte de la guerre de Cent Ans et des guerres de religion. Un porche défensif à un étage, percé d’archères en croix pattée et doté de systèmes de tir, fut ajouté à l’ouest, protégeant la porte d’entrée. Le clocher pignon, dominant la façade, et le mur d’enceinte du cimetière – autrefois plus haut et muni de meurtrières – datent également de cette période. Ces aménagements reflètent les besoins de protection des lieux de culte durant les conflits médiévaux.

Les ajouts postérieurs incluent une sacristie nord construite entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. L’église conserve par ailleurs une fontaine, objet d’un pèlerinage traditionnel pour ses eaux réputées guérir les maladies de la peau et des yeux. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1996 (avec son cimetière attenant), illustre ainsi une superposition d’époques, mêlant fonctions religieuse, défensive et populaire.

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