Frise chronologique
Avant 1164
Attribution au prieuré de Calezun
Attribution au prieuré de Calezun
Avant 1164 (≈ 1164)
Première mention avant cette date.
XIIe siècle (2e moitié)
Don à l'abbaye de la Sauve
Don à l'abbaye de la Sauve
XIIe siècle (2e moitié) (≈ 1250)
Transfert de propriété monastique.
XIVe siècle
Fortification de l'église
Fortification de l'église
XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout du porche et mur d'enceinte.
1996
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
1996 (≈ 1996)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. F 81) et sol du cimetière attenant avec son mur d'enceinte (cad. F 82) : inscription par arrêté du 28 octobre 1996
Personnages clés
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Origine et histoire
L’église Saint-Eutrope de Couthures, située à La Réunion (Lot-et-Garonne, Nouvelle-Aquitaine), est un monument d’origine romane dont les premières traces remontent avant 1164. À cette date, elle fut attribuée au prieuré de Saint-Vincent de Calezun, avant d’être donnée, dans la seconde moitié du XIIe siècle, à l’abbaye de la Sauve. Son architecture se caractérise par une nef rectangulaire aux murs en moellons renforcés par des chaînes de pierre de taille, et un chœur plus étroit séparé de l’abside en cul-de-four par un doubleau orné de chapiteaux sculptés (thème des vieillards au sud).
Au XIVe siècle, l’église fut fortifiée dans le contexte de la guerre de Cent Ans et des guerres de religion. Un porche défensif à un étage, percé d’archères en croix pattée et doté de systèmes de tir, fut ajouté à l’ouest, protégeant la porte d’entrée. Le clocher pignon, dominant la façade, et le mur d’enceinte du cimetière – autrefois plus haut et muni de meurtrières – datent également de cette période. Ces aménagements reflètent les besoins de protection des lieux de culte durant les conflits médiévaux.
Les ajouts postérieurs incluent une sacristie nord construite entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. L’église conserve par ailleurs une fontaine, objet d’un pèlerinage traditionnel pour ses eaux réputées guérir les maladies de la peau et des yeux. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1996 (avec son cimetière attenant), illustre ainsi une superposition d’époques, mêlant fonctions religieuse, défensive et populaire.