Frise chronologique
8-10 juillet 1960
Consécration et inauguration
Consécration et inauguration
8-10 juillet 1960 (≈ 9)
Autel consacré, église ouverte au public.
1944
Destruction de l'église
Destruction de l'église
1944 (≈ 1944)
Anéantie pendant l'opération Totalize en été.
28 juin 1955
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
28 juin 1955 (≈ 1955)
Début officiel de la reconstruction moderne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
3e quart XXe siècle (≈ 2062)
1954 (projet) à 1960 (achèvement).
Patrimoine classé
L'église en totalité, y compris la sacristie (cad. AB 26) : inscription par arrêté du 16 août 2010
Personnages clés
| Pierre Bienvenu - Architecte |
Concepteur de l’église moderne et d’autres édifices normands. |
Origine et histoire
L’église Saint-Firmin de May-sur-Orne est un édifice religieux du XXe siècle, protégé au titre des monuments historiques. Son histoire est marquée par une destruction totale lors de l’opération Totalize en 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le premier lieu de culte sur ce site remontait probablement aux VIe-VIIe siècles, tandis qu’une église du XIXe siècle, construite en 1885, fut anéantie par les combats.
La reconstruction fut d’abord envisagée comme une simple restauration de l’édifice du XIXe siècle, mais le projet évolua vers une création moderne. En 1954, l’architecte Pierre Bienvenu, déjà auteur d’autres églises de la Reconstruction en Normandie, proposa un design audacieux. La première pierre fut posée le 28 juin 1955, et l’église fut inaugurée cinq ans plus tard, le 10 juillet 1960, après la consécration de son autel le 8 juillet.
L’architecture de l’église se distingue par une ossature en béton armé, avec quatre portiques entrecroisés supportant un clocher central de 42 mètres. Les murs extérieurs, recouverts de moellons calcaires, s’intègrent au paysage local tout en symbolisant la renaissance après-guerre. Ce mélange de modernité et de matériaux traditionnels reflète l’esprit de la Reconstruction en Normandie, où fonctionnalité et mémoire se conjuguent.