Frise chronologique
VIIe siècle
Mort de saint Fleuret
Mort de saint Fleuret
VIIe siècle (≈ 750)
Évêque d’Auvergne décédé à Estaing, patron secondaire.
Xe–XIe siècles
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
Xe–XIe siècles (≈ 1150)
Dépendant de Rodez, Montsalvy et Marseille.
XVe siècle
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
XVe siècle (≈ 1550)
Style gothique flamboyant, dédiée à saint Amans.
XVIe siècle
Chapelle seigneuriale et croix de cimetière
Chapelle seigneuriale et croix de cimetière
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout pour la famille d’Estaing.
1892
Vidange de la crypte-ossuaire
Vidange de la crypte-ossuaire
1892 (≈ 1892)
Transfert des ossements au cimetière.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique
1927 (≈ 1927)
Protection officielle de l’édifice.
1975–1977
Installation des vitraux modernes
Installation des vitraux modernes
1975–1977 (≈ 1976)
Œuvre de Claude Baillon.
2008
Ouverture de la crypte au public
Ouverture de la crypte au public
2008 (≈ 2008)
Aménagement d’un accès sécurisé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 29 décembre 1927
Personnages clés
| Saint Fleuret - Évêque d’Auvergne (VIe–VIIe siècles) |
Patron de l’église, mort à Estaing. |
| Saint Amans - Premier évêque de Rodez (Ve siècle) |
Premier titulaire de l’église. |
| Famille d’Estaing - Seigneurs locaux (XVIe siècle) |
Commanditaires de la chapelle funéraire. |
| Claude Baillon - Vitrailliste (XXe siècle) |
Auteur des vitraux modernes (1975–1977). |
Origine et histoire
L’église Saint-Fleuret d’Estaing, située dans le département de l’Aveyron en Occitanie, trouve ses origines dans un prieuré médiéval. Les premiers vestiges, comme une pierre sculptée et un mur dans la crypte, attestent d’une occupation religieuse dès le XIe siècle, liée aux abbayes de Rodez, Montsalvy et Saint-Victor de Marseille. L’édifice actuel, construit au XVe siècle sur les fondations du prieuré, fut d’abord dédié à saint Amans (Ve siècle), premier évêque de Rodez, avant d’être placé sous le patronage de saint Fleuret, évêque d’Auvergne mort à Estaing au VIIe siècle. Son architecture gothique flamboyant, avec nef à quatre travées, collatéraux et chapelles saillantes, reflète des campagnes de travaux s’étalant jusqu’au XVIIe siècle.
Au XVIe siècle, une chapelle funéraire fut ajoutée pour les seigneurs d’Estaing, tandis que la crypte, transformée en ossuaire, fut vidée en 1892 lors du transfert des ossements vers le nouveau cimetière. Le XIXe siècle vit l’adjonction d’une sacristie (1843) et la restauration du clocher après un incendie en 1918. L’église, classée monument historique en 1927, abrite un mobilier remarquable : retables des XVIe–XIXe siècles, vitraux modernes de Claude Baillon (1975–1977), et des reliquaires liés à saint Fleuret, dont un bras en argent du XVe siècle.
L’édifice se distingue par ses dix-huit clés de voûte sculptées aux armes de la famille d’Estaing, son porche mouluré, et deux croix de cimetière (XVe–XVIe siècles), dont une classée en 1981. La crypte, accessible depuis 2008, révèle des vestiges médiévaux et une peinture murale fragmentaire. L’église illustre ainsi l’évolution d’un lieu de culte rouergat, marqué par les rivalités abbatiales, le mécénat seigneurial et une dévotion locale ininterrompue depuis le Moyen Âge.