Frise chronologique
milieu du XIIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
milieu du XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice gothique érigé à Besneville.
25 novembre 1755
Inhumation de Pancrace Hellouin
Inhumation de Pancrace Hellouin
25 novembre 1755 (≈ 1755)
Seigneur local enterré dans le chœur.
6 septembre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
6 septembre 1993 (≈ 1993)
Inscription officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 328) : inscription par arrêté du 6 septembre 1993
Personnages clés
| Pancrace Hellouin - Seigneur de Besneville (XVIIIe siècle) |
Inhumé dans le chœur en 1755. |
Origine et histoire
L'église Saint-Florent de Besneville est un édifice catholique du milieu du XIIIe siècle, situé dans la commune de Besneville, dans le département de la Manche (Normandie). De style gothique, elle présente un plan en église-halle avec une nef aveugle éclairée par les bas-côtés, un transept élevé et un chœur simple. Son architecture se distingue par une grande salle à triple vaisseau, aux voûtes élevées et quasi identiques en hauteur. Le clocher, coiffé d’un toit en bâtière, domine l’ensemble.
L’église abrite un mobilier classé aux monuments historiques, dont une pietà du XVe siècle, une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle, et un saint Sébastien du XVe siècle. Les verrières de Mazuet, datant du XIXe siècle, illustrent des scènes religieuses comme l’Annonciation ou l’Éducation de la Vierge. Le maître-autel du XVIIIe siècle, orné de statues de saint Florent et saint Claude, témoigne de la richesse artistique du lieu.
L’édifice est inscrit aux monuments historiques depuis le 6 septembre 1993. Parmi les figures liées à son histoire, Pancrace Hellouin, seigneur de Besneville au XVIIIe siècle, y fut inhumé en 1755 dans le chœur. L’église, propriété de la commune, incarne à la fois un patrimoine architectural médiéval et un lieu de mémoire locale.
Son plan original, combinant nef charpentée et collatéraux, reflète les innovations gothiques de l’époque. Les bas-côtés, percés de fenêtres, apportent une lumière indirecte à la nef centrale, typique des églises-halles normandes. Le transept surélevé et le chœur du XIIIe siècle soulignent la cohérence stylistique de l’ensemble.
Les verrières, signées Mazuet, ajoutent une dimension narrative au lieu, avec des représentations comme saint Augustin et sainte Monique ou l’Apparition de saint Michel à Jeanne d’Arc. Ces éléments, associés aux autels des XVIIIe et XIXe siècles, font de l’église un témoin multiséculaire de la dévotion et de l’art religieux en Normandie.