Frise chronologique
14 août 1618
Arrivée des reliques de saint Folquin
Arrivée des reliques de saint Folquin
14 août 1618 (≈ 1618)
Ossements prélevés à Saint-Omer.
Xe et XVIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
Xe et XVIe siècles (≈ 1650)
Période de construction de l'église.
20 juillet 1945
Classement monument historique
Classement monument historique
20 juillet 1945 (≈ 1945)
Inscrite par arrêté ministériel.
11 avril 1976
Incendie de l'église
Incendie de l'église
11 avril 1976 (≈ 1976)
Destruction partielle du mobilier liturgique.
1978
Reconstruction post-incendie
Reconstruction post-incendie
1978 (≈ 1978)
Restauration après le sinistre.
2013
Disparition des reliques
Disparition des reliques
2013 (≈ 2013)
Reliques de saint Folquin perdues.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Folquin : inscription par arrêté du 20 juillet 1945
Personnages clés
| Philippe Levasseur de Guernonval - Baron d'Esquelbecq |
Rapatria les reliques en 1618. |
| Guillaume de Whitte - Religieux de Saint-Bertin |
Auteur d'une vie de saint Folquin. |
| Antoine Devulder - Curé constitutionnel |
Cacha les reliques pendant la Révolution. |
| Saint Folquin de Thérouanne - Saint patron de l'église |
Reliques conservées jusqu'en 2013. |
Origine et histoire
L'église Saint-Folquin d'Esquelbecq, située place Alphonse Bergerot, est un édifice religieux dont les origines remontent aux Xe et XVIe siècles. Elle est classée monument historique depuis le 20 juillet 1945, témoignant de son importance architecturale et culturelle. Son histoire est marquée par des événements tragiques, comme l'incendie du 11 avril 1976, survenu un dimanche des Rameaux, qui détruisit une partie de son mobilier liturgique. Malgré cela, des fragments carbonisés et des statues furent sauvés et sont toujours exposés dans l'édifice.
L'église est dédiée à saint Folquin de Thérouanne, dont elle conservait plusieurs reliques. Parmi celles-ci, une étole utilisée jusqu'en 1793 pour bénir les femmes en couches fut perdue pendant la Révolution. En 1618, des ossements du saint furent prélevés à Saint-Omer par Philippe Levasseur de Guernonval, baron d'Esquelbecq, pour enrichir l'église reconstruite après les pillages iconoclastes. Ces reliques, cachées pendant la Révolution par le curé Antoine Devulder, disparurent mystérieusement en 2013. L'édifice abrite également des pierres tombales datées de 1522 et un clocher de 23 cloches.
Le patrimoine de l'église inclut des fonts baptismaux en marbre noir, inscrits à l’Inventaire Départemental des Antiquités. Après l'incendie de 1976, l'église fut reconstruite en 1978, préservant ainsi son rôle central dans la vie religieuse et culturelle d'Esquelbecq. Son architecture et son histoire reflètent les bouleversements religieux et politiques de la région, des guerres de Religion à la Révolution française.