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Église Saint-Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde en Charente-Maritime

Patrimoine classé Art roman saintongeais Eglise Renaissance et néo-Renaissance Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde

    5 Rue Maurice Chastang
    17240 Saint-Fort-sur-Gironde
Propriété de la commune
Église Saint-Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde
Église Saint-Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde
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Église Saint-Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde
Église Saint-Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde
Crédit photo : Cobber17 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1136
Donation à l'abbaye de Sainte-Gemme
1500–1520
Construction du clocher Renaissance
XVe siècle
Transformation gothique flamboyante
1838
Restauration majeure de la voûte
13 juin 1913
Classement monument historique
2003
Reconstruction de la charpente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 13 juin 1913

Personnages clés

Venance Fortunat - Évêque de Poitiers (VIIe siècle) Patron de l’église, mort au VIIe siècle.
Guillaume - Évêque de Saintes (XIIe siècle) Donateur de l’église à l’abbaye de Sainte-Gemme en 1136.
Jean-Gaston-Constant Prévost - Architecte (XIXe siècle) Auteur des plans de restauration en 1838.
Pierre Vincent - Peintre saintongeais (XVIIe–XVIIIe siècles) Auteur de deux tableaux classés dans l’église.
Thomas-Claude Renart de Fuchsamberg - Comte d’Amblimont (mort en 1700) Seigneur local commémoré par la litre funéraire.

Origine et histoire

L’église Saint-Fortunat, située à Saint-Fort-sur-Gironde en Charente-Maritime, est un édifice paroissial dont les origines remontent au XIe siècle. Elle doit son nom à Venance Fortunat, évêque de Poitiers au VIIe siècle. En 1136, une bulle papale confirme sa donation à l’abbaye de Sainte-Gemme, liée à la Chaise-Dieu en Auvergne, marquant la fondation d’un prieuré attaché à l’église. À l’origine, l’édifice, long d’environ 18 mètres, comprenait une façade encore visible aujourd’hui, une nef de deux travées aux chapiteaux sculptés, une coupole à pendentifs (dont subsistent des vestiges), et un chœur aujourd’hui disparu. Une crypte, servant d’ossuaire et datée du XIIIe siècle, se situe sous l’actuel bas-côté sud.

Au XVe siècle, l’église subit une transformation majeure : la coupole est abandonnée, la nef est revoûtée, et l’avant-chœur ainsi que le chœur sont reconstruits dans un style gothique flamboyant, avec adjonction d’un chevet plat et d’un bas-côté sud. Ces travaux s’achèvent par l’édification d’un clocher Renaissance entre 1500 et 1520, haut de 31,50 mètres. L’église, pillée pendant les guerres de Religion, conserve des traces de balles sur ses murs. Sous l’Ancien Régime, elle est entourée d’un cimetière, partiellement réservé aux protestants, avant que celui-ci ne soit déplacé en 1839.

Classée monument historique en 1913, l’église a fait l’objet de nombreuses restaurations, notamment en 1838 (reconstruction de la voûte par l’architecte Prévost), 1883 (ajout d’une sacristie), et au XXe siècle (toiture en 1921, électricité en 1932, vitraux en 1980). Son intérieur mêle éléments romans (murs latéraux de la nef) et gothiques (voûtes ogivales du chœur), tandis que sa façade occidentale, typique du roman saintongeais, se distingue par un portail orné de 26 têtes de chevaux enlaçées par le mors, symbole encore débattu. Le clocher, quant à lui, illustre la transition entre gothique et Renaissance, avec ses dômes octogonaux et ses gargouilles fantastiques.

La façade occidentale, divisée en trois registres, présente un décor sculpté riche : chapiteaux évoquant les péchés capitaux (orgueil, luxure), modillons figurant animaux et humains, et une frise d’arcades aveugles. Les chapiteaux, bien qu’érodés, révèlent des scènes comme Samson et Dalila ou Ève chassée du paradis. À l’intérieur, une litre funéraire noire rappelle les sépultures des seigneurs locaux, dont la famille d’Amblimont au XVIIIe siècle. L’ossuaire, accessible par une trappe, conserve des peintures murales imitant un parement et une banquette circulaire.

Les vitraux, modernes (XIXe–XXe siècles), côtoient des tableaux classés, dont La Crucifixion (copie d’un Rubens) et L’Assomption, œuvres du peintre saintongeais Pierre Vincent. Le mobilier inclut une chaire en bois, un bénitier en pierre, et une cloche de 1773 classée. En 2003, la charpente, endommagée par la chute d’une cloche, est reconstruite en béton. L’église reste un témoignage architectural majeur, synthétisant près de mille ans d’histoire religieuse et artistique en Saintonge.

Le prieuré attaché à l’église, mentionné dès le Moyen Âge, est réuni au séminaire de Saintes en 1747. Les abords de l’édifice, libérés du cimetière en 1846, deviennent une esplanade après le retrait des tilleuls en 1984. Aujourd’hui, l’église Saint-Fortunat incarne à la fois un patrimoine roman préservé et les évolutions stylistiques des XVe et XVIe siècles, tout en portant les marques des conflits et restaurations qui ont jalonné son histoire.

Liens externes