Église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine d'Épineu-le-Chevreuil à Épineu-le-Chevreuil dans la Sarthe

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine d'Épineu-le-Chevreuil

  • Place Ernest-Langlais
  • 72540 Epineu-le-Chevreuil
Église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine dÉpineu-le-Chevreuil
Église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine dÉpineu-le-Chevreuil
Église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine dÉpineu-le-Chevreuil
Église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine dÉpineu-le-Chevreuil
Crédit photo : Yodaspirine - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1600
1700
1800
1900
2000
1060
Fondation de l'église
XVIe siècle
Reconstruction du chœur
1843
Agrandissement de l'édifice
11 juin 1998
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, en totalité (cad. B 624) : inscription par arrêté du 11 juin 1998

Personnages clés

Hoël Évêque du Mans, fondateur de l'église selon la tradition.
Julien de Baïf Chanoine de la cathédrale et seigneur d'Épineu, responsable de la reconstruction du chœur et de l'édification de la chapelle seigneuriale au XVIe siècle.
Duc de Tourzel de Sourches Mécène ayant financé l'agrandissement de l'église en 1843.

Origine et histoire de l'Église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine

L'église Saint-Fraimbault et Saint-Antoine, située à Épineu-le-Chevreuil (Sarthe), est mentionnée au XIIe siècle et, selon la tradition, aurait été fondée vers 1060 par Hoël, évêque du Mans ; elle relevait du chapitre de la cathédrale du Mans. Au début du XVIe siècle, Julien de Baïf, chanoine de la cathédrale et seigneur d'Épineu, fit reconstruire le chœur et édifia une chapelle seigneuriale au nord ; il est inhumé dans l'église. L'édifice a été agrandi en 1843 grâce aux libéralités du duc de Tourzel de Sourches ; les travaux du XIXe siècle lui ont donné un plan en croix latine et une nef unique, le bras nord du transept datant de 1843. La nef est précédée à l'ouest d'un clocher-porche à toit en bâtière. Sur l'élévation sud, sous l'enduit du XIXe siècle, apparaît l'appareil roman et le cintre d'une petite baie romane orientée à l'est. La nef est percée de chaque côté de trois fenêtres en arc brisé aménagées au XIXe siècle. Le chevet présente une importante élévation à trois pans renforcée par des contreforts. Le chœur se distingue par un voûtement sophistiqué : travée droite et abside voûtées d'ogives à liernes et tiercerons, avec des clés pendantes portant les armes des Baïf. Les retombées des nervures reposent sur des culots décorés d'anges tenant un écu. On apprécie la qualité du dessin des voûtes, le profil des nervures et les clés, même si celles-ci ont été reprises au XIXe siècle. La chapelle seigneuriale nord, dont le pignon émerge à l'extérieur, présente elle aussi un voûtement de grande qualité. L'édifice conserve une partie du mobilier et du décor du XVIe siècle, ainsi que le vitrail de la chapelle seigneuriale, classé depuis 1972, les statues de Saint-Fraimbault et de Saint-Antoine, classées depuis 1906, des éléments d'aménagement liturgique portant les armes des Baïf remontés, l'autel et le retable de la chapelle seigneuriale, et la plaque funéraire du cœur de Julien de Baïf en cuivre doré, également classée. Si les transformations du XIXe siècle ont modifié le caractère originellement simple de la nef, la beauté spatiale du chœur du XVIe siècle et la cohérence de l'ensemble — architecture, décor et mobilier — demeurent remarquables. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 11 juin 1998.

Liens externes