Fondation de l'église vers 1060 (≈ 1060)
Par Hoël, évêque du Mans.
début XVIe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur début XVIe siècle (≈ 1604)
Par Julien de Baïf, ajout chapelle seigneuriale.
1843
Agrandissement de l'église
Agrandissement de l'église 1843 (≈ 1843)
Financé par le duc de Tourzel.
11 juin 1998
Classement monument historique
Classement monument historique 11 juin 1998 (≈ 1998)
Inscription de l'édifice en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, en totalité (cad. B 624) : inscription par arrêté du 11 juin 1998
Personnages clés
Hoël - Évêque du Mans
Fondateur de l'église vers 1060.
Julien de Baïf - Chanoine et seigneur d'Épineu
Reconstruit le chœur au XVIe siècle.
Duc de Tourzel de Sourches - Mécène du XIXe siècle
Finance l'agrandissement en 1843.
Origine et histoire
L'église Saint-Fraimbault-et-Saint-Antoine d'Épineu-le-Chevreuil, située dans le département de la Sarthe, a été fondée vers 1060 par Hoël, évêque du Mans. Elle dépendait alors du chapitre de la cathédrale du Mans, ce qui souligne son importance religieuse dès l'origine. L'édifice, de style roman, a été partiellement reconstruit au XVIe siècle sous l'impulsion de Julien de Baïf, chanoine du Mans et seigneur local, qui y a ajouté une chapelle seigneuriale et fait rénover le chœur.
Au XIXe siècle, l'église a subi d'importants agrandissements, notamment en 1843 grâce au duc de Tourzel de Sourches, qui ont modifié son plan initial. La nef, initialement simple, adopte désormais une croix latine avec un transept nord ajouté en 1843. Malgré ces transformations, des éléments romans subsistent, comme l'appareil visible sur l'élévation sud et une baie d'origine. Le chœur, voûté d'ogives complexes avec liernes et tiercerons, porte les armes des Baïf, témoignant de leur influence.
Classée monument historique en 1998, l'église conserve un mobilier remarquable des XVIe et XIXe siècles, dont des statues classées (Saint-Fraimbault et Saint-Antoine), un vitrail de la chapelle seigneuriale, et une plaque funéraire en cuivre doré de Julien de Baïf. Ces éléments, combinés à la voûte sophistiquée du chœur, illustrent la richesse artistique et historique du lieu, malgré les remaniements ultérieurs ayant altéré son caractère roman initial.
L'édifice reste propriété de la commune et abrite des traces architecturales et décoratives des différentes époques, reflétant son évolution depuis le Moyen Âge. Son inscription à l'inventaire des monuments historiques en protège aujourd'hui l'héritage, tout en permettant sa visite et son étude.
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