Origine et histoire de l'Église Saint-François-d'Assise
L’église Saint-François-d’Assise de Beauregard, située dans le département de l’Ain en Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice religieux néo-gothique construit au 3e quart du XIXe siècle, plus précisément en 1855. Elle remplace une ancienne église paroissiale, mentionnée dès 1614 comme annexe de l’église de Frans, et dont l’état se dégradait au point de menacer ruine en 1711. Les réparations entreprises en 1787 (portail, charpente, clocher) n’ont pas suffi à sauver l’édifice d’origine, conduisant à sa reconstruction complète.
La construction actuelle, orientée et voûtée d’ogives, a été conçue par l’architecte Louis-Gaspard Dupasquier sur l’emplacement de l’ancienne église et d’une partie du cimetière attenant. Le projet, adjudiqué à l’entrepreneur Léonard Cadet en 1847, intègre une nef à trois travées, un transept saillant abritant les chapelles de la Vierge et de Saint-François, ainsi qu’un chœur surélevé prolongé d’une abside à cinq pans. L’intérieur, entièrement orné de peintures murales, de toiles marouflées et de vitraux (à personnages ou décoratifs), reflète un style néo-gothique abouti. Le sol, carrelé de motifs géométriques, et le porche décoré complètent cet ensemble remarquable, inscrit aux monuments historiques en 1996 pour son décor intérieur.
L’histoire du site remonte cependant bien avant le XIXe siècle : dès 1514, les habitants de Beauregard sollicitent le chapitre de Lyon pour ériger une chapelle dotée de fonts baptismaux, d’un tabernacle et d’un cimetière. Cette première chapelle, devenue église paroissiale, est attestée dans les visites pastorales du diocèse de Lyon en 1614. Après des travaux partiels au XVIIIe siècle (notamment un nouveau clocher et une sacristie en 1836), l’édifice est finalement érigé en chapelle vicariale en 1821, puis en église succursale en 1842, avant sa reconstruction totale dans les années 1850.
Aujourd’hui, l’église Saint-François-d’Assise illustre à la fois l’évolution architecturale des édifices religieux ruraux et la richesse du patrimoine décoratif du XIXe siècle. Son inscription au titre des monuments historiques porte spécifiquement sur le décor intérieur (peintures, vitraux, chemin de croix, sol) et le porche, soulignant leur valeur patrimoniale exceptionnelle.