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Église Saint-François-d'Assise de Besançon dans le Doubs

Doubs

Église Saint-François-d'Assise de Besançon

    3 Place Jean Moulin
    25000 Besançon

Frise chronologique

Époque contemporaine
2000
1970–1972
Construction de l’église
18 novembre 1972
Inauguration
2002
Inauguration de *« La Résurrection »*
2008
Réfection du toit
juin 2023
Condamnation du bâtiment
2024
Décision de démolition-reconstruction
7 septembre 2024
« Vide-église »
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Maurice Novarina - Architecte et urbaniste Concepteur de l’église et du secteur des Époisses.
Père Gilles - Curé (1970–1979) Engagé pour l’insertion des Asiatiques.
Jean Gilles - Artiste sculpteur Auteur de *« La Résurrection »* (2002).
Pascutto - Artiste plasticien Créateur de la fresque extérieure (33 000 éléments).
Maurice Bez - Curé (1983–2000) Futur responsable des relations avec les musulmans.
Jean-François Francisco - Prêtre ordonné en 2005 Vicaire épiscopal en 2024.
François Boiteux - Curé depuis 2019 Doyen de trois paroisses bisontines.

Origine et histoire

L’église Saint-François-d’Assise de Besançon est un édifice religieux catholique construit au début des années 1970 dans le quartier de Planoise. Conçue par l’architecte et urbaniste Maurice Novarina, également créateur du secteur des Époisses, elle est inaugurée le 18 novembre 1972. Son architecture moderne, dépourvue de clocher, repose sur une structure en béton et contreplaqué, organisée en un plan carré, s’éloignant des formes traditionnelles en croix. À l’intérieur, le chœur abrite une sculpture intitulée « La Résurrection » (2002) de Jean Gilles, tandis qu’une fresque extérieure de 33 000 éléments, signée par l’artiste Pascutto, orne les murs. Une tapisserie réalisée en 1972 par les paroissiens complète cet ensemble artistique.

Dès son ouverture, l’église devient le seul lieu de culte chrétien de Planoise, remplaçant cinq édifices antérieurs, dont les offices se tenaient auparavant dans la ferme Roy (actuel parc Micropolis). Malgré son rôle central, la fréquentation décline rapidement : moins d’une centaine de fidèles assistent aux messes de Noël ou Pâques dans les années 2000, reflétant la déchristianisation du quartier. Les activités paroissiales, autrefois dynamiques (chorales, clubs, associations caritatives), s’essoufflent, conduisant à la vente des salles annexes et à la désaffectation du presbytère. En 2024, le curé réside hors du quartier, à la maison paroissiale de Saint-Ferjeux.

L’édifice, dégradé malgré une réfection du toit en 2008, est condamné en juin 2023 pour raisons de sécurité. En 2024, l’évêché de Besançon, propriétaire des lieux, décide de sa démolition suivie d’une reconstruction à l’identique. Le 7 septembre 2024, un « vide-église » marque le transfert des objets liturgiques et artistiques, dont la sculpture de Jean Gilles et la tapisserie des paroissiens. La paroisse, rattachée à l’archidiocèse de Besançon, reste active sous la responsabilité du curé François Boiteux, également en charge des paroisses Saint-Férréol et Saint-Jean-Baptiste.

Sept curés se sont succédé depuis 1970, dont le père Gilles (1970–1979), engagé dans l’insertion des communautés asiatiques, et Maurice Bez (1983–2000), futur responsable des relations avec les musulmans pour l’évêché. Parmi les figures marquantes, Jean-François Francisco, ordonné prêtre en 2005, devient en 2024 vicaire épiscopal et doyen des plateaux du Doubs. L’histoire de l’église illustre ainsi les défis du patrimoine religieux contemporain, entre déclin des pratiques et adaptations architecturales.

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