Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-François-de-Sales en Savoie

Église Saint-François-de-Sales


    Habère-Poche
vaudaux

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1781
Incendie de l'église des Habères
5 août 1841
Création de la paroisse d’Habère-Poche
1848
Consécration de l’église
1854
Construction du clocher
1889-1890
Rénovation majeure
1993-1996
Restauration des peintures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Saint François de Sales - Patron de l’église Évêque de Genève, docteur de l’Église.
Abbé Rey - Premier curé d’Habère-Poche Nommé en 1842 après la séparation paroissiale.
Mgr Louis Rendu - Évêque d’Annecy Consacre l’église en 1848.
Jean Ferraris et Casimir Vicario - Peintres des fresques Auteurs des peintures murales en 1848.
Léon Pamart - Architecte thononais Rédige le devis des réparations de 1889.
Théo Hermanes - Restaurateur des fresques Dirige la rénovation de 1993 à 1996.

Origine et histoire

L’église Saint-François-de-Sales, située à Habère-Poche en Haute-Savoie, est un édifice catholique construit au milieu du XIXe siècle dans un style néo-classique sarde. Elle est placée sous le patronage de saint François de Sales, évêque de Genève et docteur de l’Église, en raison de son lien historique avec la région. Ce monument marque la séparation des paroisses d’Habère-Poche et d’Habère-Lullin en 1841, après des décennies de tensions liées à la croissance démographique et à la gestion religieuse.

Avant 1841, Habère-Poche et Habère-Lullin formaient une seule paroisse, dépendante de l’Abbaye d’Aulps jusqu’en 1792. Après un incendie en 1781 endommageant l’église d’Habère-Lullin, les deux communes votent sa réparation malgré les velléités d’indépendance d’Habère-Poche. La Révolution française disperse temporairement le clergé, mais des messes clandestines persistent. La séparation paroissiale est finalement actée en 1841, permettant la construction de l’église actuelle, achevée en 1848 et consacrée par Mgr Louis Rendu.

La construction de l’église s’étale de 1837 à 1848, débutant comme une chapelle avant de devenir une église paroissiale. Son clocher, haut de 40 mètres, est érigé en 1854 grâce à un financement mixte : la commune fournit la main-d’œuvre via des corvées, tandis que le curé prend en charge les matériaux. Initialement prévu avec un bulbe, le projet est simplifié par manque de moyens. Trois cloches, fondues entre 1842 et 1856, y sont installées, accompagnées d’une horloge mécanique.

Au XIXe siècle, l’église subit des réparations majeures en 1889-1890, financées par un emprunt communal, pour remédier à des dégâts structurels. Les modifications intérieures se poursuivent au XXe siècle : suppression de la chaire et du maître-autel en 1966, installation d’un orgue entre 1989 et 1991, et restauration des peintures murales entre 1993 et 1996. Ces fresques, réalisées en 1848 par Jean Ferraris et Casimir Vicario, représentent des scènes religieuses et des symboles théologiques.

L’orgue actuel, acquis d’occasion et adapté au chœur, est installé sans buffet en 1989, puis complété par un buffet artisanal en 1991. Les trois cloches, toujours en place, sont logées dans un beffroi en bois de 1855. L’église, aujourd’hui intégrée à la paroisse de la Visitation en Vallée Verte, accueille régulièrement des concerts, perpétuant son rôle culturel et spirituel dans la communauté.

Architecturalement, l’église se distingue par son orientation est-ouest, son entrée principale encadrée de colonnes doriques, et son clocher octogonal surmonté d’un coq-girouette. À l’intérieur, la nef mène directement au chœur, orné de peintures restaurées et d’un orgue. Les vitraux du XIXe siècle et les autels latéraux dédiés à la Vierge Marie et à saint Joseph complètent cet ensemble patrimonial.

Liens externes