Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Clocher-mur

Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance

    D710
    47500 Saint-Front-sur-Lémance
Propriété de la commune
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
Fin XIe - Début XIIe siècle
Construction initiale
XVe-XVIe siècle
Reconstruction de la nef
XVIe siècle
Ajout d’une salle de défense
1846
Restauration de la toiture
22 septembre 1914
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (restes) : classement par journal officiel du 22 septembre 1914

Personnages clés

Abbaye Saint-Géraud d'Aurillac - Institution mère Prieuré dépendant de cette abbaye bénédictine.
T. Teulère - Architecte Restauration du chœur et arc triomphal (1893-1894).
Charles Bouillet - Architecte Reconstruction du pignon ouest (1899).

Origine et histoire

L’église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un ancien prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye Saint-Géraud d’Aurillac. Sa construction initiale, entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle, s’inscrit dans le style roman, avec un chevet trilobé et des absidioles latérales. L’édifice, richement décoré à l’origine, a subi des transformations majeures : la nef unique actuelle, désaxée par rapport au chevet, remplace une nef à collatéraux reconstruite entre les XVe et XVIe siècles. Une salle de défense crénelée, ajoutée au XVIe siècle au-dessus du chevet, témoigne des adaptations liées aux guerres de Religion.

Classée monument historique en 1914, l’église conserve des éléments romans remarquables comme le chevet voûté en cul-de-four et des arcades du chœur percées de fenêtres au XIIe siècle. Les restaurations successives (toiture en 1846, arc triomphal en 1893, pignon ouest en 1899) ont préservé sa structure, tandis que le bâtiment conventuel adjacent, partiellement détruit avant 1827, abrite aujourd’hui la mairie. Les lauzes couvrant initialement le toit ont été remplacées, et des aménagements intérieurs (sacristie en 1847) ont modifié son usage liturgique.

L’église illustre l’évolution architecturale des prieurés ruraux, passant d’un lieu de culte roman à un édifice fortifié, puis à un patrimoine communal. Son clocher en pavillon, ses absidioles et sa terrasse crénelée reflètent les besoins défensifs et religieux des XIe–XVIe siècles. Les sources mentionnent également des travaux dirigés par les architectes T. Teulère et Charles Bouillet, soulignant son importance patrimoniale locale et régionale.

Liens externes