Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Chevet trilobé et absidioles romanes édifiés.
XVe-XVIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Nef unique remplaçant l’ancienne nef à collatéraux.
XVIe siècle
Ajout d’une salle de défense
Ajout d’une salle de défense
XVIe siècle (≈ 1650)
Crénelage et surélévation du chevet.
1846
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture
1846 (≈ 1846)
Remplacement des lauzes et réparation voûte.
22 septembre 1914
Classement monument historique
Classement monument historique
22 septembre 1914 (≈ 1914)
Protection officielle de l’édifice et de ses restes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (restes) : classement par journal officiel du 22 septembre 1914
Personnages clés
| Abbaye Saint-Géraud d'Aurillac - Institution mère |
Prieuré dépendant de cette abbaye bénédictine. |
| T. Teulère - Architecte |
Restauration du chœur et arc triomphal (1893-1894). |
| Charles Bouillet - Architecte |
Reconstruction du pignon ouest (1899). |
Origine et histoire
L’église Saint-Front de Saint-Front-sur-Lémance, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un ancien prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye Saint-Géraud d’Aurillac. Sa construction initiale, entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle, s’inscrit dans le style roman, avec un chevet trilobé et des absidioles latérales. L’édifice, richement décoré à l’origine, a subi des transformations majeures : la nef unique actuelle, désaxée par rapport au chevet, remplace une nef à collatéraux reconstruite entre les XVe et XVIe siècles. Une salle de défense crénelée, ajoutée au XVIe siècle au-dessus du chevet, témoigne des adaptations liées aux guerres de Religion.
Classée monument historique en 1914, l’église conserve des éléments romans remarquables comme le chevet voûté en cul-de-four et des arcades du chœur percées de fenêtres au XIIe siècle. Les restaurations successives (toiture en 1846, arc triomphal en 1893, pignon ouest en 1899) ont préservé sa structure, tandis que le bâtiment conventuel adjacent, partiellement détruit avant 1827, abrite aujourd’hui la mairie. Les lauzes couvrant initialement le toit ont été remplacées, et des aménagements intérieurs (sacristie en 1847) ont modifié son usage liturgique.
L’église illustre l’évolution architecturale des prieurés ruraux, passant d’un lieu de culte roman à un édifice fortifié, puis à un patrimoine communal. Son clocher en pavillon, ses absidioles et sa terrasse crénelée reflètent les besoins défensifs et religieux des XIe–XVIe siècles. Les sources mentionnent également des travaux dirigés par les architectes T. Teulère et Charles Bouillet, soulignant son importance patrimoniale locale et régionale.