Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église originelle avec nef rectangulaire et chevet.
1572
Pillage durant guerres
Pillage durant guerres 1572 (≈ 1572)
L'église est pillée et perd son couvrement.
Fin XVe siècle
Reconstruction post-guerre
Reconstruction post-guerre Fin XVe siècle (≈ 1595)
Reconstruction et agrandissement après la guerre de Cent Ans.
Première moitié XVIe siècle
Ajouts gothiques
Ajouts gothiques Première moitié XVIe siècle (≈ 1625)
Ajout du portail gothique et des chapelles latérales.
1895
Interdiction au culte
Interdiction au culte 1895 (≈ 1895)
L'église est interdite au culte en raison de son délabrement.
1996
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1996 (≈ 1996)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne église (cad. ZE 27) : inscription par arrêté du 19 avril 1996
Personnages clés
Étienne Lajassès
Entrepreneur ayant établi un devis de réparation en 1829.
Saint Jean-Baptiste
Patron initial de l'église.
Saint Guérin
Patron adopté vers 1650 par méconnaissance du vocable initial.
Origine et histoire de l'Église Saint-Gayrand
L'église Saint-Gayrand, située à Grateloup-Saint-Gayrand dans le Lot-et-Garonne, remonte au XIIe siècle. Elle est mentionnée sous plusieurs appellations entre le XIVe et le XVIe siècle : Saint Joh de Saint Gaira (1319), Sancto Guerano (1326), Sancti Gairiam (1520) et Sancti Johannis de Sancto Gueyran (1530). Probablement ruinée à la fin de la guerre de Cent Ans, elle a été reconstruite et agrandie à la fin du XVe siècle et au cours de la première moitié du XVIe siècle. L'édifice se compose d'une nef rectangulaire, d'une travée de chœur flanquée de deux chapelles latérales et d'un chevet en abside à pans coupés. Accotée à l'ouest du mur nord de la nef se dresse une tour-clocher carrée accompagnée d'une tour d'escalier, tandis que le pignon ouest conserve l'ancien clocher-mur à deux pans de l'édifice primitif. Côté sud, un portail gothique est surmonté d'une baie à remplage flamboyant. À l'intérieur, les arcs prennent naissance sur des culots sculptés représentant notamment la Vierge à l'Enfant, un dragon, un ange, des feuilles et le Christ tenant un globe. Le plan, les moulures des arcs et la sculpture font de cette église un exemple représentatif des constructions de la vallée du Lot à cette époque. Pillée en 1572 durant les guerres de religion, elle a perdu son couvrement au cours de ces conflits ; en 1597, le clocher est décrit comme « une belle tour carrée toute neuve » et des réparations sont effectuées en 1600. Délaissée au XVIIe siècle — l'édifice est signalé en mauvais état en 1666 et la paroisse compte en 1680 cinq catholiques pour 350 protestants — elle fait l'objet d'interventions ponctuelles aux XVIIIe et XIXe siècles ; un tabernacle neuf, un tableau et une chaire sont mentionnés en 1711. Une cloche nommée « Dominique » est placée en 1750 et bénie en 1751 ; elle sonne pour la dernière fois le 8 mai 1945, est retrouvée à terre en 1960 puis vendue en 1964, sa localisation actuelle étant perdue. Un devis de réparation établi en 1829 par l'entrepreneur Étienne Lajassès prévoit la fermeture du porche et le crépissage du clocher. L'église est interdite au culte en 1895 pour cause de délabrement et la toiture est supprimée en 1923. Des travaux de consolidation des murs ont été réalisés en 1988 à l'initiative de l'association de sauvegarde du patrimoine communal, et l'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 19 avril 1996. Le patron initial était saint Jean-Baptiste ; vers 1650, par méconnaissance du vocable, le curé adopte saint Guérin comme patron.