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Église Saint-Généroux de Saint-Généroux dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Généroux de Saint-Généroux

    10 D147
    79600 Saint-Généroux
Propriété de la commune
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
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Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
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Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
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Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
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Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Église Saint-Généroux de Saint-Généroux
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
1100
1200
1800
1900
2000
Ve ou VIe siècle
Fondation légendaire
Xe-XIe siècles
Construction de l'église
1826
Cadastre napoléonien
1840
Visite de Prosper Mérimée
1846
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1846

Personnages clés

Prosper Mérimée - Inspecteur général des Monuments historiques A visité l'église en 1840.
Arcisse de Caumont - Archéologue du XIXe siècle A étudié et cité l'église.
Jules Quicherat - Archéologue et historien A publié sur son architecture.
Religieux anonyme de Saint-Jouin de Marnes - Fondateur légendaire du prieuré Retiré à Saint-Généroux (Ve-VIe siècle).

Origine et histoire

L'église Saint-Généroux, située dans le bourg de Saint-Généroux (Deux-Sèvres), est l'ancienne église d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Jouin de Marnes. Devenue église paroissiale à la Révolution, elle est classée Monument historique dès 1846. Ses caractéristiques préromanes, rares dans la région, en font un témoignage architectural majeur du haut Moyen Âge en Poitou. Son plan primitif inclut une nef unique, un transept non débordant et un chœur voûté en berceau, avec des éléments décoratifs inspirés de l'architecture asturienne.

La légende locale attribue sa fondation à un religieux de Saint-Jouin de Marnes, retiré à Saint-Généroux entre le Ve et le VIe siècle. L'édifice, presque intact avant sa restauration, attire l'attention de Prosper Mérimée en 1840, qui en souligne l'état ancien. Les archéologues du XIXe siècle, comme Arcisse de Caumont et Jules Quicherat, la citent dans leurs ouvrages, comparant ses arcades triomphales et ses décors (billettes, appareils réticulés) à des églises de la vallée de la Loire, comme Saint-Mexme de Chinon ou Cravant-les-Côteaux.

L'arc triomphal, percé de trois arcades et surmonté de baies en arcs, présente des influences extérieures à la région, évoquant l'architecture asturienne des IXe-XIe siècles. La nef, initialement charpentée, est ultérieurement divisée en trois vaisseaux par des arcades retombant sur des piles carrées. Les croisillons du transept, bas et débordants, ainsi que les absides latérales, pourraient dater de campagnes de construction postérieures. Les fenêtres en plein cintre, ornées de cordons de billettes et de triangles moulurés, rappellent celles de Cravant-les-Côteaux, suggérant un lien entre leurs constructeurs.

Bâtie entre deux collines près du Thouet, l'église apparaît sur le cadastre napoléonien de 1826 avec deux croisillons de transept, dont celui du sud conserve une absidiole. Son classement précoce (1846) souligne son importance patrimoniale, tandis que ses décors — appareils réticulés, arcs doubleaux — illustrent la transition entre les périodes carolingienne et romane. Les études d'Erlande-Brandeburg (1967) et Lesueur (1966) confirment son rôle clé pour comprendre l'architecture préromane en Nouvelle-Aquitaine.

Liens externes