Frise chronologique
976-977
Cession à Drogon
Cession à Drogon
976-977 (≈ 977)
Précaire contre deux deniers annuels
Début Xe siècle
Première mention clunisienne
Première mention clunisienne
Début Xe siècle (≈ 1004)
Charte de l'abbaye de Cluny
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Clocher et abside conservés
1865-1867
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1865-1867 (≈ 1866)
Bénie le 20 mai 1867
11 novembre 1918
Cloche fêlée
Cloche fêlée
11 novembre 1918 (≈ 1918)
Jour de l'Armistice de 1918
11 mai 1932
Classement MH
Classement MH
11 mai 1932 (≈ 1932)
Inscription chœur, clocher, abside
27 mars 1950
Refonte de la cloche
Refonte de la cloche
27 mars 1950 (≈ 1950)
Fonderie Paccard, Annecy
2020
Intégration des Chemins du roman
Intégration des Chemins du roman
2020 (≈ 2020)
Signalétique touristique PETR Mâconnais
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
choeur, clocher et abside : inscription par arrêté du 11 mai 1932
Personnages clés
| Drogon - Noble local |
Bénéficiaire de la précaire (976-977) |
| Joseph Choppintre - Curé de Saint-Gengoux |
Parrain de la cloche de 1710 |
| Anthoinette Maistre - Marraine de la cloche |
Épouse de Louis Perrier, juge |
| Père Douez - Sonneur et chantre |
Actionna la cloche 35 ans |
| Léon XIII - Pape (1878-1903) |
Armoiries peintes dans le chœur |
Origine et histoire
L'église Saint-Gengoux de Saint-Gengoux-de-Scissé, dédiée à saint Gengoux (ou Gangolf d'Avallon), est mentionnée dès le Xe siècle dans une charte de l'abbaye de Cluny. Vers 976-977, elle est cédée en précaire à un noble nommé Drogon et sa famille, contre un cens annuel de deux deniers versé au chapitre de Saint-Vincent de Mâcon. Ce lieu de culte, partiellement roman, conserve aujourd’hui un clocher et une abside du XIIe siècle, tandis que sa nef a été reconstruite en 1865-1867.
Le clocher, de section carrée et doté d’un beffroi ajouré, abrite une cloche refondue en 1950 par la fonderie Paccard d’Annecy. L’ancienne cloche, datée de 1710 et fêlée en 1918 lors de l’Armistice, avait pour parrain le curé Joseph Choppintre et pour marraine Anthoinette Maistre. L’abside romane, ornée d’arcatures lombardes, sert désormais de sacristie, tandis que le chœur moderne arbore des peintures murales de la fin du XIXe siècle, dont un triangle trinitaire et des armoiries papales.
L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1932, intègre depuis 2020 les « Chemins du roman en Mâconnais Sud Bourgogne ». Son mobilier inclut une pietà et une sainte Catherine des XVe-XVIe siècles, découvertes dans l’ancien cimetière, ainsi qu’un retable du XVIIIe siècle représentant saint Gengoux en soldat romain. L’église, toujours dédiée au culte catholique, relève de la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux-en-Mâconnais, basée à Lugny.
Les parties romanes, limitées à la travée sous clocher et à l’abside, contrastent avec la nef moderne et ses bas-côtés. Les peintures du chœur, sur fond bleu turquoise, célèbrent le Saint-Sacrement avec l’inscription Adoremus in aeternum sanctissimum sacramentum. Une signalétique touristique récente met en valeur son patrimoine, dans le cadre du PETR Mâconnais Sud Bourgogne.
Le mobilier liturgique comprend également un Christ en croix du XVIIIe siècle, une chaire sculptée et un confessionnal en bois. La cloche actuelle, unique, remplace celle de 1710, symbolisant le lien entre histoire locale et mémoire collective, notamment à travers l’anecdote de sa fissure le 11 novembre 1918. L’église reste un lieu de culte actif, témoignant de la continuité religieuse depuis le Moyen Âge.