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Église Saint-Geniès d'Aynac dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane Eglise néo-romane

Église Saint-Geniès d'Aynac

    D39
    46120 Aynac
Propriété de la commune
Église Saint-Geniès dAynac
Église Saint-Geniès dAynac
Église Saint-Geniès dAynac
Église Saint-Geniès dAynac
Église Saint-Geniès dAynac
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
932
Première mention de la paroisse
vers 1090
Rattachement à Cahors
1106
Bulle papale de Pascal II
fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction du chevet et transept
1785
Réparations d'urgence
1882
Reconstruction néoromane
22 octobre 1913
Classement monument historique
1964-1965
Restauration du transept nord
1998
Retrait de la fausse-voûte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 22 octobre 1913

Personnages clés

Raymond - Comte de Rouergue et de Quercy Donateur de la paroisse en 932
Frotard - Vicomte de Raymond Chargé du don à Beaulieu
Hugues de Fayt - Seigneur local Restitue l'église à Cahors vers 1090
Pascal II - Pape (1099-1118) Émet une bulle confirmant le prieuré

Origine et histoire

L'église Saint-Geniès d'Aynac, mentionnée pour la première fois en 932 comme chef-lieu d'une vicairie, est alors donnée par Raymond, comte de Rouergue et de Quercy, à l'abbaye de Beaulieu. Vers 1090, Hugues de Fayt la restitue au chapitre de la cathédrale de Cahors, où elle devient un prieuré non conventuel. Une bulle papale de 1106 confirme cette affiliation, mais aucun document ne subsiste sur sa construction initiale.

Le chevet, de style roman tardif (fin XIIe - début XIIIe siècle), suit un plan bénédictin avec une abside flanquée de deux absidioles. Les chapiteaux historiés et les arcs brisés témoignent d'une influence régionale marquée. La croisée du transept, renforcée pour supporter le clocher octogonal, est couverte d'une fausse voûte d'ogives en brique, probablement ajoutée au XIXe siècle.

L'édifice subit des transformations majeures : réparations en 1785 après l'effondrement partiel des voûtes, reconstruction néoromane de la nef en 1882 (avec surélévation du clocher), et restauration de la voûte nord du transept en 1965 après un nouvel effondrement. Classée monument historique en 1913, l'église conserve des éléments médiévaux malgré ces remaniements.

Le décor sculpté, homogène dans le chœur et les chapelles latérales, contraste avec les chapiteaux du pilier sud-ouest, suggérant deux phases de construction. Les fenêtres à ressauts et archivoltes à billettes, typiques du roman quercynois, ornent le chevet en bel appareil de grès. L'abside, voûtée en cul-de-four, s'ouvre sur le transept par un arc triomphal légèrement brisé.

La première mention écrite de la paroisse (932) coïncide avec son rôle de centre religieux local sous l'autorité des comtes de Rouergue. Au XIe siècle, son rattachement au chapitre de Cahors en fait un prieuré stratégique, bien que non conventuel. Les archives manquent pour les siècles suivants, jusqu'aux travaux d'urgence du XVIIIe siècle.

Les campagnes de restauration modernes (XIXe-XXe siècles) ont altéré certains éléments originaux, comme la fausse-voûte en brique de la nef, retirée en 1998. Malgré ces modifications, le chevet et le transept conservent leur structure romane, offrant un témoignage rare de l'architecture religieuse quercynoise de la fin du Moyen Âge.

Liens externes