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Église Saint-Géniès de Litenis dans l'Hérault

Église Saint-Géniès de Litenis

    6837F Saint Genies
    34150 Saint-Jean-de-Fos

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
804
Don de Charlemagne
XIe–XIIe siècles
Construction romane
fin XIIe–début XIIIe siècle
Perte du statut paroissial
1710
Dégradation
1876
Restauration des voûtes
1987–2012
Campagnes de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Charlemagne - Empereur des Francs Donateur du fisc de Litenis en 804.
Guillaume de Gellone (saint Guilhem) - Cousin de Charlemagne Bénéficiaire du domaine, fondateur de l’abbaye de Gellone.

Origine et histoire

L’église Saint-Géniès de Litenis est une église romane située à Saint-Géniès, village de la commune de Saint-Jean-de-Fos, dans le département de l’Hérault. Elle se trouve isolée en pleine campagne, au sud du village, près de la route départementale D9E2 reliant Saint-Jean-de-Fos à Gignac. Ce site était autrefois un point stratégique sur un vieil itinéraire reliant le Lodévois à Nîmes et Maguelone, avant la construction du Pont du Diable au XIe siècle.

L’église est mentionnée dès le IXe siècle dans le cartulaire de Gellone comme faisant partie du fisc de Litenis, un domaine donné en 804 par Charlemagne à son cousin Guillaume de Gellone (saint Guilhem) en récompense de ses combats contre les Sarrasins. Ce domaine, incluant l’église, fut ensuite cédé à l’abbaye de Gellone, fondée la même année, et en devint l’un des principaux biens fonciers jusqu’au XIIIe siècle.

L’édifice actuel, de style roman, fut construit aux XIe–XIIe siècles à l’emplacement d’une nef latérale d’un sanctuaire paléochrétien des VIe–VIIe siècles, mis au jour par des fouilles entre 1994 et 2001. L’église Saint-Géniès, initialement paroissiale, fut supplantée par celle de Saint-Jean-de-Fos à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Dégradée au XVIIIe siècle, elle servit même de carrière de pierre après la Révolution, avant d’être restaurée en 1876 puis entre 1987 et 2012.

Architecturalement, l’église présente un chevet roman simple avec une abside semi-circulaire en moellons, une façade sud percée d’un portail en plein cintre, et un clocher-mur rectangulaire à quatre baies campanaires. Bien que non classée aux monuments historiques, elle est répertoriée à l’Inventaire général du patrimoine culturel (référence IA00028659).

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