Frise chronologique
XIe et XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe et XIIe siècles (≈ 1250)
Période de construction de l'église et du clocher.
22 juin 1905
Classement du clocher
Classement du clocher
22 juin 1905 (≈ 1905)
Protection au titre des monuments historiques.
24 décembre 1913
Classement de l'abside
Classement de l'abside
24 décembre 1913 (≈ 1913)
Protection de l'ancienne abside médiévale.
30 novembre 2019
Inauguration des vitraux
Inauguration des vitraux
30 novembre 2019 (≈ 2019)
Huit vitraux créés par Tahar Ben Jelloun et Philippe Brissy.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Tahar Ben Jelloun - Écrivain et artiste |
Auteur des vitraux inaugurés en 2019. |
| Philippe Brissy - Maître verrier |
Réalisateur des vitraux contemporains. |
| Jérôme Clément - Ex-président d'Arte et élu local |
Initiateur du projet des vitraux. |
| Saint Genulfe (ou saint Genou) - Saint patron initial |
Dédicataire originel de l'église. |
| Saint Charles - Saint patron secondaire |
Dédicataire ultérieur de l'édifice. |
Origine et histoire
L'église Saint-Genulf, aussi appelée église Saint-Charles, est un édifice religieux situé au Thoureil, dans le département de Maine-et-Loire. Initialement dédiée à saint Genulfe (ou saint Genou), elle fut ultérieurement placée sous le vocable de saint Charles. Ses origines remontent aux XIe et XIIe siècles, comme en témoignent ses éléments architecturaux les plus anciens, notamment le clocher et l'abside, protégés par des classements successifs en 1905 et 1913.
En 2019, l'église a connu une rénovation artistique majeure avec l'installation de huit vitraux conçus par l'écrivain Tahar Ben Jelloun et réalisés par le maître verrier Philippe Brissy. Ces créations modernes, inaugurées le 30 novembre 2019, remplacent les anciens vitraux du XIXe siècle. Tahar Ben Jelloun, artiste de culture musulmane, a souligné la dimension symbolique de ce projet, insistant sur la complémentarité des religions du Livre dans un contexte marqué par des tensions interreligieuses.
Le projet a été porté par trois figures : Tahar Ben Jelloun, Philippe Brissy, et Jérôme Clément, ex-président d'Arte et membre du conseil municipal du Thoureil. Ce dernier a joué un rôle clé dans la sollicitation de l'écrivain, mettant en avant la volonté de créer un dialogue entre les cultures et les époques à travers cet édifice historique. L'église, propriété de la commune, reste un lieu de culte et de patrimoine, illustrant la fusion entre héritage médiéval et création contemporaine.
Les protections dont bénéficie l'édifice concernent spécifiquement le clocher (classé en 1905) et l'ancienne abside (classée en 1913). Ces éléments, caractéristiques des XIe et XIIe siècles, témoignent de l'importance architecturale et historique du monument dans la région des Pays de la Loire. L'adresse exacte de l'église, selon les données disponibles, est associée à la commune du Thoureil, bien que certaines sources mentionnent une localisation approximative à Gennes-Val-de-Loire, reflétant peut-être des ajustements territoriaux ou administratifs.