Frise chronologique
1189-1194
Donation au chapitre d'Évreux
Donation au chapitre d'Évreux
1189-1194 (≈ 1192)
Raoul d'Aubevoye offre l'église après croisade.
1806
Réparation du clocher
Réparation du clocher
1806 (≈ 1806)
Consolidation après effondrement partiel.
1824
Fermeture au culte
Fermeture au culte
1824 (≈ 1824)
Édifice menaçant ruine.
1869-1874
Restauration majeure
Restauration majeure
1869-1874 (≈ 1872)
Murs, charpente et nef rénovés.
1872-1889
Pose des vitraux
Pose des vitraux
1872-1889 (≈ 1881)
Ateliers Duhamel-Marette et Didron.
1926
Bénédiction de *Notre-Dame des Victoires*
Bénédiction de *Notre-Dame des Victoires*
1926 (≈ 1926)
Cloche commémorant la Grande Guerre.
24 avril 2009
Inscription MH
Inscription MH
24 avril 2009 (≈ 2009)
Protection totale de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AC 10) : inscription par arrêté du 24 avril 2009
Personnages clés
| Raoul d'Aubevoye - Seigneur et croisé |
Donateur de l'église en 1189-1194. |
| Placide Aimable Aubourg - Curé en 1819 |
Bénit la cloche *Geneviève*. |
| Joseph Aubert - Curé (décédé en 1959) |
Enterré dans le cimetière adjacent. |
| Famille Dumarest - Donateurs |
Financèrent un vitrail au XIXe siècle. |
| Adolphe Vard - Historien local |
A documenté l'église en 1896. |
Origine et histoire
L'église Saint-Georges d'Aubevoye, située au Val d'Hazey en Normandie, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIIe, XIIIe et XVe siècles. Dédiée à saint Georges, martyr du IVe siècle et patron des chevaliers, elle fut offerte en 1189-1194 par Raoul d'Aubevoye, de retour de croisade, au chapitre de la cathédrale d'Évreux. Ce monument, construit à flanc de coteau, servit de point focal au développement du village médiéval, éloigné des crues de la Seine.
L'église, inscrite en totalité aux monuments historiques depuis 2009, a connu plusieurs péripéties, notamment une fermeture au culte en 1824 en raison de son état de délabrement. Elle est l'un des rares édifices religieux subsistants de la région, avec la chartreuse Notre-Dame de Bonne-Espérance. Son architecture combine une nef centrale surélevée, un chevet heptagonal, et une tour-clocher marquée par l'effondrement d'une flèche à une date indéterminée.
Le mobilier de l'église inclut des œuvres classées, comme une Vierge à l'Enfant (1907), une statue de saint Nicolas offerte au XVe siècle par les habitants du Roule, et des stalles en bois sculpté provenant de la chartreuse de Bourbon-lès-Gaillon. Les vitraux, réalisés entre 1872 et 1889 par les ateliers Duhamel-Marette et Didron, furent financés par des donateurs locaux, dont la famille Dumarest.
La tour-clocher, consolidée en 1806 et 1845, abrite trois cloches bénites respectivement en 1819 (Geneviève), 1896 (Henriette Sophie Georgette), et 1926 (Notre-Dame des Victoires), cette dernière rendant hommage aux 33 soldats morts lors de la Première Guerre mondiale. Le cimetière adjacent, aujourd'hui fermé, conserve des tombes historiques, dont celles du curé Joseph Aubert et de la marquise de Combray.
L'édifice a bénéficié de restaurations majeures, notamment entre 1869 et 1874 (murs, charpente, nef), et en 1920 avec l'ajout d'une tribune pour accueillir un orgue livré en 1923. Une porte du XVIe siècle, classée en 1903, et des arcatures aveugles sur la tour-clocher témoignent de son riche passé architectural.