Frise chronologique
1195
Construction de la forteresse par Richard Cœur de Lion
Construction de la forteresse par Richard Cœur de Lion
1195 (≈ 1195)
Forteresse sur la Roche Fouet pour surveiller la Seine.
1203
Destruction de la forteresse
Destruction de la forteresse
1203 (≈ 1203)
Ruines occupées plus tard par des routiers.
1359-1360
Occupation par les routiers anglais
Occupation par les routiers anglais
1359-1360 (≈ 1360)
Pillages pendant la guerre de Cent Ans.
5 juillet 1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
5 juillet 1927 (≈ 1927)
Protection de l'église Saint-Georges.
1944
Destruction à 80 % pendant la Seconde Guerre mondiale
Destruction à 80 % pendant la Seconde Guerre mondiale
1944 (≈ 1944)
Village stratégique près de la Seine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 5 juillet 1927
Personnages clés
| Richard Ier d'Angleterre (Richard Cœur de Lion) - Roi d'Angleterre et duc de Normandie |
Fit construire la forteresse en 1195. |
| Raymond Delamarre - Sculpteur local |
Auteur du chemin de croix derrière l'église. |
| André Leroi-Gourhan et Denis Vialou - Préhistoriens |
Authentifièrent les gravures paléolithiques en 1978. |
Origine et histoire
L'église Saint-Georges d'Orival, située dans la commune d'Orival en Seine-Maritime, est un monument historique inscrit depuis le 5 juillet 1927. Elle se distingue par son caractère semi-troglodytique, partiellement creusée dans la roche, ce qui en fait une curiosité architecturale régionale. Derrière l'édifice s'étend un chemin de croix sculpté par Raymond Delamarre, dont les études sont conservées au musée d'Elbeuf.
La région d'Orival est marquée par une occupation humaine ancienne, remontant au Paléolithique supérieur, comme en témoignent les gravures de la grotte du Renard, datées d'environ 10 000 à 12 000 ans avant notre ère. À l'époque gallo-romaine, un fanum et un oppidum surplombaient la vallée de la Seine, indiquant une présence humaine structurée. Ces vestiges, ainsi que des outils en silex et des ossements, suggèrent une activité de chasse et de pêche intensive.
Au Moyen Âge, Orival fut un lieu stratégique, notamment sous Richard Cœur de Lion, qui y fit construire une forteresse sur la Roche Fouet en 1195 pour surveiller la Seine et la route vers Rouen. Cette forteresse, détruite en 1203, fut plus tard occupée par des routiers anglais pendant la guerre de Cent Ans (1359-1360), avant d'être évacuée contre rançon. Ces événements illustrent l'importance militaire du site.
L'église elle-même s'inscrit dans un paysage marqué par l'exploitation de la craie, de l'argile et du bois, activités traditionnelles de la région. Au XIXe siècle, les habitants se tournèrent vers l'industrie textile d'Elbeuf, tandis que le village conservait des traces de son passé troglodytique, avec des habitations creusées dans la falaise. Ces éléments font d'Orival un lieu où se mêlent histoire ancienne et patrimoine architectural unique.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Orival subit de lourds dommages, avec 80 % du village détruit en raison de sa position stratégique près de la Seine. Les Allemands y établirent des infrastructures militaires, dont des tunnels pour le stockage d'essence et des batteries de mortier. La Libération mit fin à ces occupations, mais les cicatrices de cette période restent visibles dans le paysage.
Aujourd'hui, l'église Saint-Georges, avec son chemin de croix et son histoire liée aux sculpteurs locaux comme Raymond Delamarre, reste un symbole du patrimoine orivalais. Elle est entourée de sites archéologiques et naturels, comme les grottes ornées et les vestiges du fanum gallo-romain, qui attirent les passionnés d'histoire et de randonnée.