Église Saint-Georges d'Urschenheim dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Georges d'Urschenheim

  • Grand-Rue
  • 68320 Urschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Crédit photo : Rauenstein - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1700
1800
1900
2000
Seconde moitié du XIIe siècle
Construction tour-chœur
1760
Reconstruction partielle nef
1793
Construction mur clôture
1802-1804
Création paroisse
1836-1842
Reconstruction église
30 janvier 1945
Bombardement église
1952-1953
Restauration contemporaine
1988-1989
Rénovation intérieure
1994
Rénovation extérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher (tour) : classement par arrêté du 5 avril 1895

Personnages clés

Léon Zack Artiste ayant dirigé la restauration contemporaine et réalisé des œuvres pour l'église.
Curé Vetter Curé ayant supervisé la restauration de l'église après le bombardement de 1945.

Origine et histoire de l'Église Saint-Georges

L'église Saint-Georges se situe Grand-Rue à Urschenheim, dans le département du Haut-Rhin. De l'édifice médiéval subsiste uniquement la tour-choeur de la seconde moitié du XIIe siècle, dont le rez-de-chaussée est orné de peintures monumentales étudiées. L'ancienne église comportait une nef unique et l'accès s'effectuait par un chemin entre l'enclos et la remise ; certains auteurs mentionnent une reconstruction partielle de la nef en 1760. Le mur de clôture porte la date de 1793, indiquant sa construction ou sa restauration à cette époque. Urschenheim devint paroisse au début du XIXe siècle (en 1804 ou 1802 selon les sources). Face à la croissance de la communauté, un projet de reconstruction est évoqué dès 1836 ; la première pierre est posée le 27 juillet 1840 et les travaux s'achèvent en 1842 pour un montant de 34 595 francs. La nef et le chœur actuels datent de cette campagne, de même que le dernier étage de la tour. La tour compte cinq niveaux : les quatre premiers relèvent encore de l'époque romane, le dernier étant une adjonction du XIXe siècle. Le premier niveau, qui faisait alors office de chœur, est voûté d'arêtes reposant sur des colonnes à chapiteaux cubiques et décoré de fresques romanes ; le troisième niveau s'ouvre vers l'extérieur par des baies géminées à arcs en plein cintre et colonnettes octogonales. La tour est classée au titre des monuments historiques depuis 1895, classement confirmé par arrêté en 1930 ; l'accès aux étages supérieurs n'a pas été possible lors des investigations mentionnées. L'église a été touchée par un bombardement le 30 janvier 1945, entraînant notamment la destruction des vitraux, ce qui a motivé une importante campagne de restauration menée en 1952-1953 par Léon Zack sous la direction du curé Vetter. Lors de ces travaux, le parti pris fut résolument contemporain et entraîna la disparition ou la dissimulation de décors et de mobilier antérieurs. Les neuf verrières actuelles, réalisées en 1957 par l'atelier Albert Gerrer d'après un carton de Léon Zack, reprennent un même motif géométrique à base de segments de cercle, mais leurs couleurs varient selon l'emplacement : jaune et rouge dans la nef, violet et jaune dans le chœur. L'ancien autel a été conservé, avancé dans le chœur et privé de son décor peint, masqué par un antependium exécuté par l'atelier Passe-Lequesne d'après un carton de Léon Zack, dans les mêmes tons que les vitraux du chœur. L'autel est surmonté d'une grande toile de Zack représentant l'Ascension et encadré par deux pierres dressées gravées par Zack, portant respectivement saint Arbosgast et sainte Odile. La nef et le chœur ont fait l'objet d'une nouvelle rénovation en 1988-1989 et les élévations extérieures ainsi que la toiture de la tour ont été rénovées en 1994. Une statue de la Vierge à l'Enfant attribuée au XVe siècle est mentionnée par plusieurs auteurs depuis Kraus, mais elle n'a pas été retrouvée.

Liens externes