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Église Saint-Georges d'Urschenheim dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Georges d'Urschenheim

    Grand-Rue
    68320 Urschenheim
Propriété de la commune
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Église Saint-Georges dUrschenheim
Crédit photo : Rauenstein - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1700
1800
1900
2000
fin XIIe siècle
Construction initiale
1760
Reconstruction partielle
27 juillet 1840
Pose de la première pierre
1842
Achèvement des travaux
5 avril 1895
Classement monument historique
début XIXe siècle
Devenir paroissial
30 janvier 1945
Bombardement
1952-1953
Restauration contemporaine
1988-1989
Rénovation nef et chœur
1994
Restauration de la tour
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher (tour) : classement par arrêté du 5 avril 1895

Personnages clés

Abbé Vetter - Curé d’Urschenheim (1946-1955) Initiateur de la restauration contemporaine.
Léon Zack - Artiste plasticien Auteur vitraux, mobilier et décors (1950).

Origine et histoire

L’église Saint-Georges d’Urschenheim, située dans le Haut-Rhin, trouve ses origines à la fin du XIIe siècle avec la construction d’une chapelle à nef unique et tour-chœur. Ce premier édifice, de style roman, comportait des fresques et des baies géminées caractéristiques de l’époque. Peu modifié jusqu’au XVIIIe siècle, il subit une possible reconstruction partielle de la nef en 1760, avant de devenir église paroissiale au début du XIXe siècle, face à l’accroissement de la communauté religieuse.

En 1840, un projet d’agrandissement est lancé : seule la tour romane est conservée, tandis qu’une nouvelle nef et un chœur semi-circulaire sont construits, achevés en 1842. Classée monument historique en 1895, l’église est gravement endommagée lors d’un bombardement en 1945, détruisant notamment ses vitraux. Sa restauration dans les années 1950, dirigée par l’abbé Vetter et l’artiste Léon Zack, marque un tournant esthétique avec l’adoption d’un style contemporain, suscitant des tensions locales.

La tour, symbole de l’édifice, conserve quatre niveaux romans, dont le rez-de-chaussée voûté orné de chapiteaux cubiques et de fresques. Le troisième niveau présente des baies géminées en plein-cintre, typiques du XIIe siècle. Les rénovations ultérieures (1988-1989 pour la nef, 1994 pour la tour) ont préservé ce patrimoine, tout en intégrant des éléments modernes comme les verrières géométriques de Léon Zack (1957) ou l’antependium du chœur.

Le mobilier actuel reflète cette dualité historique : l’autel ancien, dépouillé de son décor d’origine, est surplombé par une toile contemporaine de Zack représentant l’Ascension. Deux pierres gravées aux effigies de saint Arbogast et sainte Odile, œuvres de Zack, encadrent le chœur. Ces choix artistiques, imposés sans consultation, ont effacé une partie du patrimoine antérieur, illustrant les débats entre préservation et modernisation.

Les matériaux de la tour, composés de moellons de grès et de basalte probablement issu du Kaiserstuhl (Allemagne), témoignent des échanges régionaux. Le mur de clôture, daté de 1793, et les traces de la reconstruction de 1840 (coût : 34 595 francs) rappellent les évolutions administratives et religieuses du village, passé du statut de filiale de Widensolen à celui de paroisse indépendante en 1804.

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