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Frise chronologique
XIe–XIIe siècles
Construction du clocher roman
Construction du clocher roman
XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Tour-clocher à baies géminées encore visible.
Vers 1525–1530
Ajout des échauguettes
Ajout des échauguettes
Vers 1525–1530 (≈ 1528)
Couronnement en bois de châtaignier à rôle défensif.
1759–1761
Reconstruction nef et chœur
Reconstruction nef et chœur
1759–1761 (≈ 1760)
Travaux dirigés par Martin Dorgler.
1765
Installation de l'orgue Silbermann
Installation de l'orgue Silbermann
1765 (≈ 1765)
Œuvre de Jean-André Silbermann toujours en place.
1901
Classement du clocher
Classement du clocher
1901 (≈ 1901)
Première protection au titre des monuments historiques.
1990
Inscription de l'édifice
Inscription de l'édifice
1990 (≈ 1990)
Protection étendue à l'église et son enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour-clocher : classement par arrêté du 22 août 1901 ; Monument funéraire d'Hélène Rimelin : inscription par arrêté du 3 juin 1932 ; Eglise (à l'exception du prolongement moderne de la sacristie) , y compris l'ossuaire et le mur d'enceinte avec ses portails d'accès (cad. 6 100) : inscription par arrêté du 30 octobre 1990
Personnages clés
| Jean-André Silbermann - Facteur d'orgues |
Auteur de l'orgue installé en 1765. |
| Martin Dorgler - Entrepreneur-maître d'œuvre |
Dirigea la reconstruction en 1759–1761. |
| Hélène Rimelin - Personnage local (monument funéraire) |
Tombeau classé daté du 1er quart XVIIe. |
Origine et histoire
L'église Saint-Georges de Châtenois, située dans le Bas-Rhin en région Grand Est, est un monument dont les origines remontent au XIe siècle. L'édifice actuel intègre une tour-clocher romane à baies géminées, seul vestige de l'église médiévale détruite au XVIIIe siècle. Ce clocher, couronné en 1530 par quatre échauguettes en bois de châtaignier, pourrait avoir eu un rôle défensif. La nef et le chœur, construits en 1759 par l'entrepreneur local Martin Dorgler, abritent un mobilier d'époque, dont un orgue de Jean-André Silbermann (1765) et des tableaux polychromes du XVIe siècle.
L'église était à l'origine entourée d'un cimetière fortifié incluant un ossuaire et une chapelle Saint-Pierre, mentionnée au XVe siècle mais disparue avant le XVIIIe. Le site, initialement dédié à la Vierge Marie, fut reconstruit au XIIe siècle sous le vocable de saint Georges. Le monument funéraire d'Hélène Rimelin (1er quart XVIIe siècle) et la croix de procession en nacre (1763) témoignent de son riche patrimoine. Classée partiellement dès 1901, l'église a fait l'objet d'inscriptions complémentaires en 1932 et 1990 pour protéger son ensemble architectural et mobilier.
Architecturalement, l'édifice mêle styles roman (clocher), gothique tardif (voûtes d'ogives du rez-de-chaussée de la tour) et baroque (nef et chœur du XVIIIe siècle). Le beffroi en châtaignier, daté de 1630, fut remplacé en 1922 lors de l'installation de nouvelles cloches. La sacristie moderne, exclue des protections, contraste avec la structure historique. L'église reste un exemple marquant de l'évolution des lieux de culte alsaciens, reflétant les besoins défensifs, liturgiques et artistiques de la communauté à travers les siècles.