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Église Saint-Georges de Chemilly-sur-Yonne dans l'Yonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Georges de Chemilly-sur-Yonne

    Place Saint-Georges
    89250 Chemilly-sur-Yonne
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1215
Premier acte écrit
fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction du chœur roman-gothique
XVIe siècle
Agrandissement et bas-côté
1735
Effondrement du clocher
1746
Déplacement du maître-autel
1750
Construction du clocher actuel
1999
Inscription aux Monuments Historiques
2009
Découverte des peintures murales
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AB 44) : inscription par arrêté du 17 mars 1999

Personnages clés

Guillaume de Seignelay - Seigneur local Confia le patronage au chapitre d’Auxerre en 1215.

Origine et histoire

L'église Saint-Georges de Chemilly-sur-Yonne, située dans le département de l'Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux dont les origines remontent à la fin du XIIe siècle. Son existence est attestée dès 1215 par un acte de Guillaume de Seignelay, qui confia son patronage au chapitre cathédral d’Auxerre. La partie la plus ancienne, l’ancien chœur, présente des caractéristiques de transition entre l’art roman et l’art gothique, avec des voûtes d’arêtes et des chapiteaux sculptés. Ce chœur aurait remplacé une chapelle primitive et daterait de la fin du XIIe ou du tout début du XIIIe siècle.

Au XVIe siècle, l’église fut agrandie par l’ajout d’un bas-côté sud percé de grandes fenêtres gothiques. En 1746, les paroissiens demandèrent le déplacement du maître-autel dans la première travée de ce bas-côté, où il se trouve encore aujourd’hui. Le clocher en bois, de style champenois, remplaça en 1750 l’ancien clocher en pierre, effondré en 1735. Il abrite trois cloches, dont deux datées de 1564, classées au patrimoine campanaire de Bourgogne. Les peintures murales découvertes en 2009, datant des XIIIe, XVe et XVIe siècles, illustrent des scènes religieuses et des décors floraux.

L’église conserve un mobilier remarquable, dont un maître-autel en bois doré provenant d’Auxerre et des statues offertes par les confréries locales. Deux œuvres sont classées Monuments Historiques : un tableau représentant saint Nicolas, saint Sébastien et saint Roch, ainsi qu’un grand Christ en croix en noyer issu du couvent des Cordeliers d’Auxerre. L’édifice, inscrit en 1999, témoigne de l’architecture religieuse rurale du diocèse d’Auxerre, mêlant héritage médiéval et transformations Renaissance.

La nef, composée de trois travées, fut fortement remaniée lors des agrandissements. La dernière travée, voûtée en bois, aurait été construite par les paroissiens, des laboureurs. Les sculptures originales, comme les chapiteaux à feuilles lisses ou les tailloirs ornés, soulignent l’influence des ateliers locaux. Les peintures murales du XVIe siècle, incluant des représentations de saints Vincent, Florentin et Maurice, reflètent la dévotion des donateurs et la vie religieuse de la communauté.

L’histoire de l’église est marquée par des adaptations successives aux besoins liturgiques et aux moyens de la paroisse. Son plan rectangulaire, avec deux nefs, et ses éléments protégés (voûtes d’ogives, bas-côté, clocher) en font un exemple représentatif du patrimoine rural bourguignon. Les restaurations récentes ont permis de révéler des traces picturales fragmentaires, offrant un aperçu de la richesse artistique passée.

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