Frise chronologique
878
Première mention de l'église
Première mention de l'église
878 (≈ 878)
Charte mentionnant une église dédiée à saint Georges.
1530-1545
Reconstruction de l'abside et du transept
Reconstruction de l'abside et du transept
1530-1545 (≈ 1538)
Travaux initiés par Robert de Broully.
1672
Construction du portail occidental
Construction du portail occidental
1672 (≈ 1672)
Portail classique après un ouragan en 1671.
1860
Restauration des vitraux de l'abside
Restauration des vitraux de l'abside
1860 (≈ 1860)
Intervention de Pierre Lévêque sur les vitraux.
1867-1868
Achèvement de la nef
Achèvement de la nef
1867-1868 (≈ 1868)
Voûtement des dernières travées de la nef.
30 juin 1920
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
30 juin 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 30 juin 1920
Personnages clés
| Robert de Broully - Seigneur de Chevrières |
Initiateur de la reconstruction au XVIe siècle. |
| Nicolas Leprince - Maître verrier beauvaisien |
Auteur présumé des vitraux de l'abside. |
| Pierre Lévêque - Restaurateur de vitraux |
Intervient sur les vitraux en 1860. |
| Chanoine Morel - Curé et historien local |
A étudié l'histoire de l'église. |
| François de Broully - Curé de Chevrières |
Frère de Robert, impliqué dans la reconstruction. |
| Philippe de Broully - Fils de Robert de Broully |
Gouverneur de Compiègne, gisant conservé. |
Origine et histoire
L'église Saint-Georges de Chevrières, située dans l'Oise, est un édifice religieux catholique construit entre 1530 et 1545 sous l'impulsion de Robert de Broully, seigneur local. Ce monument gothique flamboyant se caractérise par son architecture homogène, bien que sa construction se soit étalée sur plusieurs siècles, avec des interventions majeures au XIXe siècle pour achever la nef et les bas-côtés. Les vitraux, attribués à l'atelier beauvaisien de Nicolas Leprince, ainsi que les gisants des seigneurs de Broully, témoignent de son riche patrimoine artistique et historique.
L'église a été classée monument historique en 1920, reconnaissant ainsi sa valeur architecturale et son rôle dans l'histoire locale. Son mobilier, en grande partie renouvelé au XIXe siècle, inclut des statues, des tableaux et des autels néogothiques. Les vitraux de l'abside, bien que restaurés, restent des exemples remarquables de l'art verrier de la Renaissance, tandis que les gisants de Robert de Broully et de son fils Philippe rappellent l'importance de cette famille dans la reconstruction de l'édifice.
La nef, initialement inachevée, a été complétée en 1868 par des artisans locaux qui ont su reproduire le style flamboyant du XVIe siècle avec une grande fidélité. Le portail classique de 1672 et la tourelle d'escalier ajoutée en 1881 illustrent les évolutions stylistiques et fonctionnelles de l'église au fil des siècles. Aujourd'hui, elle reste un lieu de culte actif, intégré à la paroisse Saint-Joseph de la plaine d'Estrées, et continue d'accueillir des célébrations religieuses.
Les origines de l'église remontent au IXe siècle, comme en témoigne une charte de 878 mentionnant une église dédiée à saint Georges. Cependant, peu d'informations subsistent sur cette période médiévale. La reconstruction majeure du XVIe siècle, initiée par Robert de Broully, a marqué un tournant dans son histoire, transformant un édifice en ruine en une église représentative de l'architecture flamboyante tardive. Les travaux se sont concentrés d'abord sur l'abside et le transept, puis sur la nef, dont l'achèvement a été retardé jusqu'au XIXe siècle.
Les vitraux de l'abside, offerts par des donateurs locaux comme le chapitre de Beauvais et le chanoine Nicolas Bottée, sont parmi les éléments les plus précieux de l'église. Bien que restaurés à plusieurs reprises, notamment en 1860 et après les guerres mondiales, ils conservent une grande valeur artistique. Les scènes représentées, comme la Crucifixion ou la vie de saint Vaast, reflètent les thèmes religieux et les influences stylistiques de l'école de Beauvais.
L'église Saint-Georges a également subi des transformations liées aux évolutions liturgiques et aux besoins de la communauté. Au XIXe siècle, des restaurations ambitieuses ont permis de voûter la nef et d'harmoniser son style avec celui des parties orientales. Malgré ces modifications, l'édifice a conservé une unité architecturale remarquable, faisant de lui un exemple rare d'église flamboyante achevée plusieurs siècles après son début de construction.