Frise chronologique
1064
Rattachement à Marmoutier
Rattachement à Marmoutier
1064 (≈ 1064)
Devenue prieuré dépendant de l’abbaye de Tours.
fin XIe siècle
Fondation de l'église
Fondation de l'église
fin XIe siècle (≈ 1195)
Construction initiale comme prieuré bénédictin.
XIIe siècle
Portail sud sculpté
Portail sud sculpté
XIIe siècle (≈ 1250)
Réalisé en calcaire, élément roman marqué.
1515
Remaniemement des bas-côtés
Remaniemement des bas-côtés
1515 (≈ 1515)
Modifications architecturales majeures au XVIe.
1728
Cloche actuelle installée
Cloche actuelle installée
1728 (≈ 1728)
Date gravée sur la cloche en place.
XVIIe siècle
Construction du clocher bois
Construction du clocher bois
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifié sur la première travée de la nef.
1959
Classement monument historique
Classement monument historique
1959 (≈ 1959)
Protection officielle de l’édifice entier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 148) : classement par arrêté du 24 décembre 1959
Personnages clés
| Marie Françoise Dian - Maître-verrier (ateliers Lorin) |
A contribué aux vitraux néo-gothiques. |
| Charles Lorin - Maître-verrier (ateliers Lorin) |
Successivement impliqué dans les vitraux. |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges-et-Saint-Pierre de Dangeau, située dans le département d’Eure-et-Loir, est un édifice religieux dont les origines remontent à la fin du XIe siècle. Elle fut initialement un prieuré dépendant de l’abbaye bénédictine de Marmoutier de Tours à partir de 1064. Son architecture romane, marquée par un déambulatoire ouvrant sur trois chapelles absidiales, en fait potentiellement la plus ancienne église de ce type dans le département. Le portail sud, sculpté dans le calcaire au XIIe siècle, témoigne de cette période médiévale.
Au XVIe siècle, des remaniements significatifs sont apportés aux dernières travées des bas-côtés, tandis qu’un clocher en bois, soutenu par quatre poteaux, est ajouté au XVIIe siècle sur la première travée de la nef. La cloche actuelle, datée de 1728, et un retable Renaissance en marbre de 1536, classé monument historique, ornent l’intérieur. Ce retable, composé de trois panneaux sculptés, représente des scènes bibliques comme la Crucifixion et la Résurrection.
Les vitraux néo-gothiques, réalisés entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle par les ateliers Lorin de Chartres, ajoutent une touche artistique plus récente. Plusieurs générations de maîtres-verriers, dont Marie Françoise Dian et Charles Lorin, ont contribué à ces œuvres. Classée monument historique en 1959, l’église appartient aujourd’hui à la paroisse Saint Romain aux Marches du Perche, illustrant son ancrage continu dans la vie religieuse locale.
Le déambulatoire et les chapelles absidiales voûtées en cul-de-four, ainsi que la voûte Renaissance ornée des emblèmes des Évangélistes dans le bas-côté nord, soulignent la richesse architecturale de l’édifice. Le clocher en bois du XVIIe siècle, toujours en place, et le portail sculpté du XIIe siècle renforcent son caractère historique et patrimonial.