Construction de la crypte XIe siècle (≈ 1150)
Édification de la crypte sous le chœur et le déambulatoire.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane classée monument historique.
1562 et 1593
Dégâts lors des guerres
Dégâts lors des guerres 1562 et 1593 (≈ 1593)
L'église a subi d'importants dommages lors des guerres de religion.
XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux de restauration importants sur la nef et les sculptures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 3 décembre 1931
Personnages clés
Nivée
Épouse d'Aymery Ier de Loudun, fondatrice de la première construction en 1039.
Aymery Ier de Loudun
Époux de Nivée, impliqué dans la fondation de la première construction en 1039.
Origine et histoire de l'Église Saint-Georges
La collégiale Saint-Georges, située à Faye-la-Vineuse (Indre-et-Loire), est une église romane du XIIe siècle, classée au titre des monuments historiques depuis 1931. Elle remplace une construction plus modeste fondée en 1039 par Nivée, épouse d'Aymery Ier de Loudun, et a subi d'importants dommages lors des guerres de religion de 1562 et 1593. Jadis entourée d'un cloître et de bâtiments conventuels, l'église présente une nef de trois travées, un transept, un chœur de deux travées et une abside en cul-de-four prolongée par un déambulatoire auquel s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. De chaque côté de l'arc triomphal, des passages latéraux mettent en communication la nef et la première travée de chaque croisillon. Les chapiteaux du chœur sont richement sculptés, figurant notamment des animaux fantastiques et des chevaliers. La nef a fait l'objet de restaurations importantes au XIXe siècle : toutes les bases des colonnes sont modernes et certaines sculptures ou moulurations anciennes ont disparu, tandis que certaines voûtes, particulièrement dans le déambulatoire, semblent dater des XVIIe ou XVIIIe siècles. Une crypte exceptionnelle s'étend sous le chœur et le déambulatoire ; accessible par deux escaliers, elle mesure environ 15 m sur 11 m, comporte une nef centrale de deux travées entourée d'un déambulatoire, une partie centrale voûtée en berceau et des chapelles voûtées correspondant à celles de l'église supérieure. Cette crypte, datée du XIe siècle, a conservé des chapiteaux romans historiés représentant des scènes bibliques — cortège et adoration des mages —, des combats de cavaliers et peut‑être le départ en croisade. Le clocher, implanté sur la croisée du transept, présente au premier étage sur chaque face trois arcatures aveugles en arc brisé et, au second étage, deux baies plein cintre jumelées. Malgré des restaurations discutables au XIXe siècle, l'édifice conserve des caractéristiques architecturales et sculpturales remarquables. La mise en lumière de l'église a été réalisée par l'agence Neo Light.