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Église Saint-Georges de Gesnes en Mayenne

Église Saint-Georges de Gesnes

    7 Place de l'Église
    53150 Gesnes

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe ou XIVe siècle
Statue de la Vierge disparue
1633
Fondation de la messe du Saint-Nom
1642
Érection de la confrérie
1875
Construction de l'église actuelle
1906
Inventaire des biens de l'église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Eugène Hawke - Architecte Concepteur de l'église en 1875.
Charles Lorin - Maître verrier Auteur des vitraux de l'église.
Jean Ricoul - Prêtre fondateur Institue la messe du Saint-Nom.
Innocent X - Pape Érige la confrérie en 1642.
Curé Drouet - Curé de Gesnes Proteste contre l'inventaire de 1906.

Origine et histoire

L'église Saint-Georges de Gesnes, dédiée à Georges de Lydda, se dresse dans la commune de Gesnes, en Mayenne. L'édifice actuel, de style néo-roman, remplace une ancienne église datée du Moyen Âge, détruite en 1875. Cette dernière, construite en petit appareil, conservait des traces architecturales romanes ainsi qu'une statue de la Vierge du XIIIe ou XIVe siècle, aujourd'hui disparue. Un groupe sculpté du XVIIe siècle, représentant l'Annonciation, a également été perdu à la fin du XIXe siècle.

La construction de la nouvelle église, achevée en 1875, fut dirigée par l'architecte Eugène Hawke selon un devis de 27 982 francs. Elle se distingue par une tour en granit surmontée d'un toit imbriqué de la même pierre. À l'intérieur, deux stalles curiales du XVe siècle, en chêne, attirent l'attention : leurs miséricordes représentent un moine et un animal fantastique à tête humaine. L'église abrite aussi des chandeliers d'autel de style Henri IV, un christ en ivoire de 30 cm, et un fragment de pierre tombale à inscription gothique.

Trois vitraux, œuvres du maître verrier chartrain Charles Lorin, ornent l'édifice : ils représentent saint Georges, saint Jean-Baptiste et saint Julien du Mans. L'église fut également le lieu d'une messe hebdomadaire fondée en 1633 par le prêtre Jean Ricoul, ainsi que le siège d'une confrérie érigée en 1642 par le pape Innocent X. En 1906, l'inventaire des biens de l'église suscita une controverse, le curé Drouet protestant publiquement contre les accusations portées à son encontre.

L'ancienne église était liée à des pratiques religieuses locales, comme en témoignent les dons de particuliers, tels que Jean Boisseau, marchand au village du Fretay, qui alloua une rente de 25 livres à la confrérie du Saint-Nom de Jésus. Ces éléments illustrent l'importance historique et culturelle de ce lieu de culte dans la région.

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