Frise chronologique
1918 (fin de l'été)
Dégâts majeurs pendant la guerre
Dégâts majeurs pendant la guerre
1918 (fin de l'été) (≈ 50)
Destruction partielle lors du repli allemand.
IXe siècle (avant milieu)
Donation présumée à la cathédrale de Laon
Donation présumée à la cathédrale de Laon
IXe siècle (avant milieu) (≈ 950)
Raoul, évêque de Laon, cède la terre de Glennes.
1157
Première mention écrite
Première mention écrite
1157 (≈ 1157)
Acte de donation au chapitre cathédral de Laon.
Troisième quart du XIIe siècle
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel
Troisième quart du XIIe siècle (≈ 1262)
Nef et transept érigés, décor sculpté proche de Lhuys.
Fin du XIIe siècle
Ajout du massif antérieur
Ajout du massif antérieur
Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Portail occidental et étage en surcroît construits.
Fin du XIIIe siècle
Élargissement des bas-côtés
Élargissement des bas-côtés
Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
Modification des piliers méridionaux de la nef.
1910
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1910 (≈ 1910)
Protection officielle de l'édifice par arrêté.
1915-1916
Utilisation comme hôpital militaire
Utilisation comme hôpital militaire
1915-1916 (≈ 1916)
Pendant la Première Guerre mondiale avant les dommages.
1922-1936
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1922-1936 (≈ 1929)
Travaux dirigés par Sallez, Genuys et Kaehrling.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 22 janvier 1910
Personnages clés
| Raoul - Évêque de Laon (IXe siècle) |
Aura cédé la terre de Glennes au chapitre. |
| Eugène Lefèvre-Pontalis - Archéologue (XIXe siècle) |
A étudié l'église dans un bulletin de 1884. |
| Lucien Sallez - Architecte des Monuments historiques |
Dirigea la restauration post-1918 (1922-1936). |
| Paul Genuys - Architecte des Monuments historiques |
Participa à la restauration post-1918. |
| Jules-François Kaehrling - Architecte des Monuments historiques |
Succéda à Sallez et Genuys pour les travaux. |
Origine et histoire
L'église Saint-Georges de Glennes, située dans la commune déléguée de Glennes (Les Septvallons, Aisne), est un édifice religieux dont la construction s'échelonne entre le troisième quart du XIIe siècle et la fin du XIIIe siècle. La nef, flanquée de bas-côtés, se prolonge par un transept non saillant et une abside semi-circulaire voûtée d'ogives. Le massif antérieur, ajouté à la fin du XIIe siècle, abrite une salle haute éclairée par onze baies et surmonte un portail occidental souligné d’un gâble. Les bas-côtés, élargis à la fin du XIIIe siècle, intègrent des piliers méridionaux renforcés, tandis que les murs gouttereaux sont repris aux XVIIe ou XVIIIe siècles. Le décor sculpté du chœur et du transept présente des similitudes frappantes avec celui de l’église de Lhuys, suggérant un atelier commun, voire un même artisan.
L’histoire de Glennes remonte au moins au IXe siècle, lorsque Raoul, évêque de Laon, aurait cédé la terre au chapitre de sa cathédrale pour y établir un collège de huit chanoines, dissous lors des invasions normandes. La première mention écrite de l’église date cependant de 1157, dans un acte de donation au chapitre cathédral. Au XIIIe siècle, Glennes devient le siège d’une des sept prévôtés du chapitre de Laon, qui en reste le décimateur jusqu’à la Révolution. L’édifice, classé Monument historique en 1910, subit des dommages majeurs pendant la Première Guerre mondiale (1918), notamment dans le bas-côté sud et le transept. Restauré entre 1922 et 1936 sous la direction des architectes Lucien Sallez, Paul Genuys et Jules-François Kaehrling, il avait auparavant servi d’hôpital militaire en 1915-1916.
Les restaurations du XIXe siècle (années 1860) et du XXe siècle (post-classement) ont modifié certains éléments, comme le couvrement du bas-côté nord, où la charpente est désormais apparente. L’église, propriété de la commune, conserve des caractéristiques architecturales remarquables, dont une voûte en berceau plein cintre dans la niche d’autel nord et un étage en surcroît dans le massif antérieur. Son classement témoigne de son importance patrimoniale, liée à son histoire médiévale et à son rôle dans le diocèse de Laon.