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Église Saint-Georges de Montagne en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Georges de Montagne

    Chemin de la Croix de Mission
    33570 Montagne
Propriété de la commune
Église Saint-Georges de Montagne
Église Saint-Georges de Montagne
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Église Saint-Georges de Montagne
Église Saint-Georges de Montagne
Église Saint-Georges de Montagne
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1800
1900
2000
1110
Première mention écrite
XIe siècle
Construction initiale
début XIIe siècle
Reconstruction de l'abside
1843
Découverte archéologique
20 octobre 1920
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église : classement par arrêté du 20 octobre 1920

Personnages clés

Arnaud Guiraud - Archevêque A donné l’église à Saint-Émilion en 1110.

Origine et histoire

L'église Saint-Georges de Montagne, située dans le département de la Gironde, à 500 mètres au sud du bourg de Montagne, est un édifice catholique construit au XIe siècle sur des ruines gallo-romaines. Elle illustre l’architecture romane primitive, avec une nef sobre, une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, et un clocher à quatre étages aux particularités structurelles uniques. Son axe est orienté précisément vers l’est, et son plan originel comprend une abside, un chœur étroit, et une absidiole nord voûtée en cul-de-four, ouverte sur le rez-de-chaussée du clocher. La porte d’entrée, située sur la façade sud, est encadrée d’un avant-corps inspiré de l’art antique, doté d’un fronton triangulaire et d’un système de défense (logette) ajouté pour se protéger lors des conflits, comme la Guerre de Cent Ans ou les Guerres de religion.

La première mention écrite de l’église remonte à 1110, lors d’une donation à la collégiale de Saint-Émilion par l’archevêque Arnaud Guiraud, qui inclut aussi l’église Saint-André, aujourd’hui disparue. La paroisse de Saint-Georges, enclavée dans celle de Saint-Martin de Montagne, couvrait environ 300 hectares, une superficie correspondant probablement à l’étendue d’un domaine gallo-romain antérieur. Des fouilles en 1843 ont révélé près de l’église les vestiges d’une villa gallo-romaine, associée à des statues de Diane et Vénus (conservées au Musée d’Aquitaine), suggérant un lien avec la villa Luccaniacus d’Ausone. L’édifice a subi des modifications mineures au fil des siècles, comme la reconstruction de l’abside principale au début du XIIe siècle en appareil régulier, ou l’ajout d’oculi pour éclairer la nef.

Le clocher, élément le plus remarquable, présente une forme évasée vers le haut et des échancrures angulaires sur ses arêtes nord-est et sud-est, créant un effet visuel trompeur. Ses fenêtres en plein cintre, géminées au dernier étage, et ses modillons perforés de trous ronds (similaires à ceux de l’église Notre-Dame de Cornemps) en font un spécimen rare. À l’intérieur, la nef, dépourvue de décor, contraste avec le presbytérium richement sculpté. Les chapiteaux de l’arc triomphal et de l’abside mêlent motifs végétaux (feuilles de chêne, palmettes) et scènes symboliques, comme des lions affrontés ou des mises en garde contre les péchés (luxure, homosexualité), reflétant l’iconographie romane moralisatrice. Des cadrans canoniaux et des sarcophages médiévaux subsistent à l’extérieur, témoignages de son usage liturgique et funéraire.

Classée Monument Historique le 20 octobre 1920, l’église Saint-Georges conserve des dispositions primitives exceptionnelles, comme son arc triomphal à triple rang de claveaux ou ses arcatures aveugles ornées de colonnettes. Son portail méridional, daté de la fin du XIe siècle, arbore des chapiteaux historiés, dont l’un représente un homme dévoré par un lion, allégorie des dangers de la luxure. Les modillons extérieurs, sculptés de figures grimaçantes ou animales, rappellent les péchés capitaux, tandis que l’abside abrite des chapiteaux évoquant des thèmes bibliques ou moraux, comme un bâton tau associé à la sodomie. Ces éléments, combinés à son histoire liée aux donations ecclésiastiques et aux conflits religieux, en font un patrimoine à la fois artistique, historique et symbolique.

Le mobilier intérieur, réduit à une chaire à prêcher et un tableau, met en valeur l’austérité de la nef, couverte d’une charpente apparente refaite. Les deux bras du transept, ajoutés postérieurement, remplacent une absidiole méridionale disparue, dont subsiste l’arc triomphal extérieur. Les fouilles et les sources écrites (comme la liste des paroisses du diocèse en 1398) confirment son rôle central dans la vie locale, depuis l’époque gallo-romaine jusqu’à la période moderne. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage majeur de l’art roman girondin, marqué par des influences antiques et une iconographie didactique destinée aux fidèles.

Liens externes