Frise chronologique
XIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Donation à l'abbaye de Lessay par les barons.
XVIe siècle
Fortification du clocher
Fortification du clocher
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d'une plate-forme défensive au clocher-tour.
1869-1872
Restauration des toitures
Restauration des toitures
1869-1872 (≈ 1871)
Réfection partielle de la nef et du chœur.
1944
Destruction de la voûte
Destruction de la voûte
1944 (≈ 1944)
Nef détruite en juillet, reconstruite en 1951.
24 mars 1975
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 mars 1975 (≈ 1975)
Protection officielle de l'édifice et du site.
1977
Redécouverte de sarcophages
Redécouverte de sarcophages
1977 (≈ 1977)
Deux tombes mérovingiennes exhumées près de l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 940) : inscription par arrêté du 24 mars 1975
Personnages clés
| Turstin Haldup - Baron de La Haye-du-Puits |
Donateur de l'église à l'abbaye de Lessay. |
| Eudes au Capel - Baron de La Haye-du-Puits |
Codonateur de l'église avec Turstin Haldup. |
Origine et histoire
L'église Saint-Georges de Montchaton, située dans le département de la Manche en Normandie, est un édifice catholique des XIe et XVe siècles. Elle se dresse sur une hauteur offrant une vue sur treize clochers et la baie de Sienne. À l'origine, elle occupait l'emplacement d'une nécropole du Haut Moyen Âge, probablement mérovingienne, comme en témoignent les sarcophages en tuf coquillier découverts sur place. Ces vestiges, dont une fibule en bronze du VIIe siècle, suggèrent l'existence d'un village mérovingien sur ce site.
Fondée sous le nom de Saint-Georges-de-la-Roque, l'église fut donnée au XIe siècle à l'abbaye de Lessay par les barons de La Haye-du-Puits, Turstin Haldup et Eudes au Capel, avec des terres et une pêcherie sur la Sienne. L'édifice a subi de multiples restaurations, notamment aux XIXe et XXe siècles : réfection des toitures (1869-1872), reconstruction de la nef après sa destruction en 1944, et remplacement des vitraux dégradés depuis les années 1980. Deux sarcophages mérovingiens, redécouverts en 1977, confirment l'ancienne vocation funéraire du site.
Architecturalement, l'église présente une nef unique précédée d'un porche et d'un clocher-tour fortifié au XVIe siècle, doté d'une plate-forme défensive. Le chœur, à chevet plat, et les éléments intérieurs comme les fonts baptismaux du XIIIe siècle et un haut-relief du XVe siècle (classés monuments historiques en 1923) illustrent son riche patrimoine. L'édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 1975, protégeant ainsi son histoire médiévale et ses traces mérovingiennes.
Les fouilles et restaurations successives ont révélé des artefacts comme une fibule ansée en bronze, datée de la fin du VIIe siècle, renforçant l'hypothèse d'une occupation ancienne. Malgré la dégradation de l'un des sarcophages, ces découvertes éclairent le passé mérovingien du site. Aujourd'hui, l'église reste un témoignage architectural et historique majeur de la Normandie, mêlant héritage religieux, défensif et funéraire.