Frise chronologique
XIIe siècle
Origines de l'édifice
Origines de l'édifice
XIIe siècle (≈ 1250)
Première chapelle en bois dédiée à saint Georges.
XVIe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
XVIe siècle (≈ 1650)
Œuvre des moines de Moutiers-Saint-Jean.
1782
Construction de la nef et du clocher
Construction de la nef et du clocher
1782 (≈ 1782)
Initiée par le curé Blaise Bégon.
1832
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher
1832 (≈ 1832)
Ajout de quatre mètres de hauteur.
1846-1848
Rénovations majeures
Rénovations majeures
1846-1848 (≈ 1847)
Fenêtres, chapelles gothiques et portail sculpté.
1931
Classement monument historique
Classement monument historique
1931 (≈ 1931)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 12 janvier 1931
Personnages clés
| Blaise Bégon - Curé de Quarré-les-Tombes (1761-1790) |
Commanditaire de la nef et du clocher en 1782. |
| Vaast Henry - Curé-doyen (1823-1883) |
Finança les chapelles gothiques en 1848. |
| Olivier de Chastellux - Noble local (décédé en 1610) |
Donateur du tableau du XVIe siècle. |
| Stéphane Büttner et Fabrice Henrion - Archéologues (2009) |
Étudièrent les sarcophages mérovingiens. |
Origine et histoire
L'église Saint-Georges de Quarré-les-Tombes, située dans le département de l'Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle, avec des reconstructions majeures aux XVe et XVIe siècles. À l'origine, une chapelle en bois dédiée à saint Georges, légendaire sauveur du village des Sarrasins, occupait l'emplacement. Le chœur actuel, reconstruit au XVIe siècle par les moines de l'abbaye de Moutiers-Saint-Jean, remplace cette chapelle primitive. L'édifice fut profondément remanié en 1782 sous l'impulsion du curé Blaise Bégon, qui fit ériger la nef, le transept, le dôme et le clocher, ce dernier étant surélevé en 1832.
Au XIXe siècle, l'église subit plusieurs transformations notables : en 1846, de grandes fenêtres cintrées furent percées, et deux chapelles gothiques furent ajoutées dans le chœur en 1848 par le curé Vaast Henry, financées en partie par des paroissiens aisés comme Robert de Chevannes ou le comte de Chastellux. Le portail, daté de 1851, est orné de statues des quatre évangélistes et d'une représentation de la Sainte Trinité. L'édifice, entouré de 112 sarcophages mérovingiens (dont deux conservés à l'intérieur), fut inscrit aux monuments historiques en 1931. L'origine de ces sarcophages, taillés dans une pierre venue de carrières distantes de 25 km, reste mystérieuse.
Le mobilier de l'église témoigne de sa richesse historique : un retable du XVIIe siècle orné d'un tableau du XVIe siècle représentant saint Georges, des statues en pierre polychrome, et une chaire en bois datant de l'époque de Louis XIV, réputée pour avoir accueilli les prédications de Fénelon. Le curé Blaise Bégon, figure majeure de l'histoire du monument, est commémoré par un monument en marbre dans le collatéral droit. Les peintures du dôme, réalisées en 1841 par un artiste italien, et les autels en marbre, dont celui dédié à la Vierge installé en 1864, complètent ce patrimoine exceptionnel.
Parmi les sépultures notables, le tombeau d'Olivier de Chastellux (décédé en 1610), orné de son buste, rappelle les liens de la noblesse locale avec l'édifice. Les curés successifs, comme Vaast Henry (1823-1883), marquèrent l'histoire de l'église par leurs initiatives architecturales et pastorales. Les sarcophages mérovingiens, étudiés en 2009 par les archéologues Stéphane Büttner et Fabrice Henrion, ajoutent une dimension archéologique unique à ce site, où se mêlent légende, foi et histoire médiévale.