Mort de Charles de Sabrevois 1537 (≈ 1537)
Église inachevée, travaux interrompus.
XVIe siècle
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction XVIe siècle (≈ 1650)
Style gothique flamboyant, œuvre expiatoire de Sabrevois.
XVIIe siècle
Ajout de la tour-clocher
Ajout de la tour-clocher XVIIe siècle (≈ 1750)
Clocher carré et gargouilles sculptées.
XVIIIe siècle
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie XVIIIe siècle (≈ 1850)
Agrandissement de l'édifice.
XIXe siècle
Flèche centrale et clochetons
Flèche centrale et clochetons XIXe siècle (≈ 1865)
Couverture finale du clocher.
27 juin 1905
Classement monument historique
Classement monument historique 27 juin 1905 (≈ 1905)
Protection officielle de l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Georges : classement par arrêté du 27 juin 1905
Personnages clés
Charles de Sabrevois - Seigneur de Richebourg (mort en 1537)
Commanditaire de la reconstruction, meurt empoisonné.
Savinien Petit - Peintre du XIXe siècle
Auteur de deux tableaux du chœur.
Origine et histoire
L'église Saint-Georges de Richebourg, située dans les Yvelines en Île-de-France, est un édifice catholique reconstruit entre les XVIe et XIXe siècles. Elle remplace une ancienne église romane du XIIe siècle, dont subsistent des vestiges dans la nef actuelle. Son architecture mêle gothique flamboyant, Renaissance et éléments médiévaux, reflétant une construction étalée sur plusieurs siècles. Classée monument historique depuis 1905, elle se distingue par son clocher-donjon aux allures moyenâgeuses et ses gargouilles ornées.
La reconstruction débute au XVIe siècle sous l'impulsion de Charles de Sabrevois, seigneur de Richebourg, contrainte par une injonction papale après son assassinat du curé local. Faute de fonds, il utilise la fortune de son épouse protestante, qui le fait empoisonner par crainte des dépenses. L'église reste inachevée à sa mort (1537). La tour et le clocher carré sont ajoutés au XVIIe siècle, la sacristie au XVIIIe, et la flèche centrale avec ses quatre clochetons au XIXe.
Le plan allongé de l'édifice comprend une nef à cinq travées lambrissées, un transept saillant, et un chœur carré prolongé par une abside polygonale. À l'extérieur, le contraste entre le clocher-donjon martial et les éléments gothiques flamboyants (gargouilles, baies à remplages) marque l'évolution des styles. L'intérieur conserve des œuvres notables : une madone du XVe siècle, un vitrail de l'arbre de Jessé (XVIe), et des tableaux de Savinien Petit (XIXe).
L'église abrite aussi des sculptures des XVIe et XVIIIe siècles, comme une Sainte Catherine et un Saint Nicolas. Propriété communale depuis sa classification, elle dépend du diocèse de Versailles. Les visites, sur demande, permettent d'admirer ses poutres sculptées, ses clefs de voûte et son mobilier liturgique historique.
Selon la tradition locale, l'édifice serait une œuvre expiatoire liée au meurtre du curé par Charles de Sabrevois. Les sources écrites (Barruol, Deschamps) soulignent son rôle central dans le patrimoine religieux des Yvelines, tandis que les archives départementales conservent des traces de sa Vierge à l'Enfant, symbole de son héritage médiéval.
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