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Église Saint-Georges de Richemont à Cherves-Richemont en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Georges de Richemont

    Richemont 
    16370 Cherves-Richemont
Propriété de la commune
Église Saint-Georges de Richemont
Église Saint-Georges de Richemont
Église Saint-Georges de Richemont
Église Saint-Georges de Richemont
Église Saint-Georges de Richemont
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction de la chapelle castrale
1178
Destruction par Richard Cœur de Lion
XIIe siècle
Reconstruction paroissiale
1857–1858
Rebâtiment par Paul Deménieux
21 septembre 1907
Classement de la crypte
1999
Restauration moderne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Crypte : classement par arrêté du 21 septembre 1907

Personnages clés

Richard Cœur de Lion - Duc d’Aquitaine et roi d’Angleterre Responsable de la destruction en 1178.
Paul Deménieux - Architecte à Cognac Auteur des plans de reconstruction (1857–1858).

Origine et histoire

L’église Saint-Georges de Richemont, située à Cherves-Richemont en Charente, trouve ses origines au XIe siècle comme chapelle castrale de la forteresse de Richemont, bâtie sur un éperon rocheux dominant la vallée de l’Antenne. L’ensemble fut détruit en 1178 par les troupes de Richard Cœur de Lion, ne laissant subsister que la crypte, classée Monument Historique en 1907. Cette crypte, datée du XIe siècle, illustre les prémices de l’art roman en Charente avec ses colonnettes sculptées de motifs végétaux et ses voûtes d’arêtes.

Reconstruite au XIIe siècle comme église paroissiale dédiée à saint Georges, le bâtiment subit plusieurs transformations. Une restauration est mentionnée en 1770, suivie d’un effondrement partiel en 1848, ne conservant que le mur sud. L’édifice actuel fut rebâti entre 1857 et 1858 par l’architecte Paul Deménieux, selon un plan sobre à nef voûtée en berceau et coupole sur pendentifs. Une dernière restauration eut lieu en 1999, préservant son mobilier des XVIIe et XIXe siècles, dont des fonts baptismaux et un chemin de croix.

La crypte, cœur historique du site, présente une architecture remarquable : huit colonnes supportant des voûtes, dont quatre datées du XIe siècle et les autres potentiellement des VIIe–IXe siècles. Ces éléments, taillés dans un même bloc de pierre, en font un témoignage rare des premières constructions romanes en Poitou-Charentes. Le site, classé en 1937, abrite également un monument aux morts et des éléments mobiliers comme une verrière représentant saint Georges terrassant le dragon, typique de l’iconographie du XIXe siècle*.

Liens externes