Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la chapelle castrale
Construction de la chapelle castrale
XIe siècle (≈ 1150)
Première église et crypte romanes.
1178
Destruction par Richard Cœur de Lion
Destruction par Richard Cœur de Lion
1178 (≈ 1178)
Forteresse et église rasées, crypte épargnée.
XIIe siècle
Reconstruction paroissiale
Reconstruction paroissiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman dédié à saint Georges.
1857–1858
Rebâtiment par Paul Deménieux
Rebâtiment par Paul Deménieux
1857–1858 (≈ 1858)
Reconstruction après effondrement de 1848.
21 septembre 1907
Classement de la crypte
Classement de la crypte
21 septembre 1907 (≈ 1907)
Protection au titre des Monuments Historiques.
1999
Restauration moderne
Restauration moderne
1999 (≈ 1999)
Travaux de conservation du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Crypte : classement par arrêté du 21 septembre 1907
Personnages clés
| Richard Cœur de Lion - Duc d’Aquitaine et roi d’Angleterre |
Responsable de la destruction en 1178. |
| Paul Deménieux - Architecte à Cognac |
Auteur des plans de reconstruction (1857–1858). |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Richemont, située à Cherves-Richemont en Charente, trouve ses origines au XIe siècle comme chapelle castrale de la forteresse de Richemont, bâtie sur un éperon rocheux dominant la vallée de l’Antenne. L’ensemble fut détruit en 1178 par les troupes de Richard Cœur de Lion, ne laissant subsister que la crypte, classée Monument Historique en 1907. Cette crypte, datée du XIe siècle, illustre les prémices de l’art roman en Charente avec ses colonnettes sculptées de motifs végétaux et ses voûtes d’arêtes.
Reconstruite au XIIe siècle comme église paroissiale dédiée à saint Georges, le bâtiment subit plusieurs transformations. Une restauration est mentionnée en 1770, suivie d’un effondrement partiel en 1848, ne conservant que le mur sud. L’édifice actuel fut rebâti entre 1857 et 1858 par l’architecte Paul Deménieux, selon un plan sobre à nef voûtée en berceau et coupole sur pendentifs. Une dernière restauration eut lieu en 1999, préservant son mobilier des XVIIe et XIXe siècles, dont des fonts baptismaux et un chemin de croix.
La crypte, cœur historique du site, présente une architecture remarquable : huit colonnes supportant des voûtes, dont quatre datées du XIe siècle et les autres potentiellement des VIIe–IXe siècles. Ces éléments, taillés dans un même bloc de pierre, en font un témoignage rare des premières constructions romanes en Poitou-Charentes. Le site, classé en 1937, abrite également un monument aux morts et des éléments mobiliers comme une verrière représentant saint Georges terrassant le dragon, typique de l’iconographie du XIXe siècle*.