Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Chapelle romane avec nef et abside.
XIIe siècle
Surélévation de la nef
Surélévation de la nef
XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout du plafond en batière.
vers 1500
Remplacement du portail
Remplacement du portail
vers 1500 (≈ 1500)
Portail roman remplacé par un portail en accolade.
XVIIe siècle
Décoration de l'abside
Décoration de l'abside
XVIIe siècle (≈ 1750)
Peintures murales ajoutées dans l'abside.
5 octobre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
5 octobre 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Russac : inscription par arrêté du 5 octobre 1925
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique lié à ce monument. |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Russac, située dans le département du Lot à Castelnau-Montratier-Sainte-Alauzie, est un édifice roman dont les origines remontent aux XIe et XIIe siècles. Elle se distingue par une nef unique prolongée d’une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, typique de l’architecture religieuse médiévale du Quercy. Son portail d’origine romane fut remplacé vers 1500 par un portail en accolade, marquant une évolution stylistique tardive. L’abside conserve des peintures murales réalisées au XVIIe siècle, ajoutant une dimension artistique baroque à ce monument initialement sobre.
Inscrite aux monuments historiques le 5 octobre 1925, l’église abrite un tableau remarquable de la Vierge à l’Enfant, référencé dans la base Palissy. La nef, surélevée au XIIe siècle comme en témoignent les traces de corbeaux, est coiffée d’un plafond en batière datant de cette transformation. La façade ouest, surmontée d’un petit pignon portant la cloche, illustre la simplicité fonctionnelle des églises rurales de l’époque. Ce monument reflète ainsi près de mille ans d’histoire religieuse et architecturale locale.
Le site, propriété de la commune, s’inscrit dans le paysage patrimonial du Lot, région marquée par un riche héritage médiéval. Les sources historiques, comme les travaux de Claude Goulet ou les archives du patrimoine, soulignent son importance dans l’étude des églises romanes du Quercy. Bien que modeste par sa taille, l’église Saint-Georges incarne les adaptations successives d’un lieu de culte à travers les siècles, des fondations romanes aux embellissements des périodes ultérieures.