Frise chronologique
XIe-XIIe siècle
Origines romanes
Origines romanes
XIe-XIIe siècle (≈ 1250)
Premier édifice en grès roussard identifié.
vers 1450
Reliquaire de saint Georges
Reliquaire de saint Georges
vers 1450 (≈ 1450)
Offert à l’église, poinçon d’orfèvre rare.
1520-1525
Chœur et maîtresse-vitre
Chœur et maîtresse-vitre
1520-1525 (≈ 1523)
Panneaux de la Passion et saint Georges.
XVe siècle
Construction nef gothique
Construction nef gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Remplacement de l’édifice roman trop exigu.
1561
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef
1561 (≈ 1561)
Ajout des bas-côtés et arcades en granite.
1660
Chapelle de la Vierge
Chapelle de la Vierge
1660 (≈ 1660)
Édifiée par le recteur Guillaume Crosnier.
1700-1701
Retables de Laurent Gesnouin
Retables de Laurent Gesnouin
1700-1701 (≈ 1701)
Chœur et chapelle de la Vierge ornés.
1785
Chapelle du Saint-Esprit
Chapelle du Saint-Esprit
1785 (≈ 1785)
Achève la croix latine de l’édifice.
1794
Vandalisme révolutionnaire
Vandalisme révolutionnaire
1794 (≈ 1794)
Destruction des statues anciennes.
1869
Confessionnaux néo-gothiques
Confessionnaux néo-gothiques
1869 (≈ 1869)
Réalisés par l’atelier Hérault.
1879
Redécouverte de la maîtresse-vitre
Redécouverte de la maîtresse-vitre
1879 (≈ 1879)
Panneaux de 1525 réinstallés dans le chœur.
1927
Redécouverte d’une statue
Redécouverte d’une statue
1927 (≈ 1927)
Saint Jean-Baptiste en terre cuite.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Guillaume Crosnier - Recteur |
Fonda la chapelle de la Vierge en 1660. |
| Laurent Gesnouin - Sculpteur rennais |
Auteur des retables du chœur (1700). |
| Guillaume (ou Guyon) Collin - Maître-verrier |
Verrière de la sacristie en 1554. |
| Jean Blanchard de Parigné - Artisan post-révolutionnaire |
Modifia le tabernacle après 1794. |
| Pierre Tavau - Sculpteur rennais |
Auteur présumé du saint Jean-Baptiste. |
| Victor Augerie - Sculpteur vitréen |
Boiseries et chaire (1880-1883). |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Saint-Georges-de-Chesné trouve ses origines au XIe-XIIe siècle, comme en témoignent les murs en grès roussard, caractéristique de la période romane. Un premier édifice, devenu trop exigu, fut remplacé au XVe siècle par une nef gothique en grès et granite, agrandie et rehaussée. Deux fenêtres gothiques d’origine subsistent encore aujourd’hui.
Au XVIe siècle, le chœur est construit vers 1520, comme l’attestent deux panneaux d’une ancienne maîtresse-vitre de 1525, représentant la Crucifixion et saint Georges en armure. La nef s’élargit après 1561 avec des bas-côtés, réutilisant les fenêtres trilobées du XVe siècle. Un porche sud, dit porte des morts, est érigé dans la seconde moitié du XVIe siècle, orné de sablières symbolisant la vie terrestre et céleste.
L’époque classique apporte des modifications majeures : une chapelle nord dédiée à la Vierge est édifiée en 1660, tandis que le retable du chœur, réalisé en 1700 par Laurent Gesnouin, intègre un tabernacle modifié après la Révolution. Le clocher-beffroi, construit au XVIIe siècle, culmine à plus de 30 mètres. En 1785, une chapelle sud dédiée au Saint-Esprit achève de donner à l’édifice une forme de croix latine.
Au XIXe siècle, l’église subit des restaurations néo-gothiques, comme les confessionnaux de 1869 ou la réouverture de la fenêtre du chœur en 1879, révélant des vestiges de la maîtresse-vitre de 1525. Les boiseries et la chaire, sculptées par Victor Augerie en 1880-1883, complètent le mobilier. Les destructions révolutionnaires de 1794 ont cependant effacé une grande partie de la statuaire ancienne, remplacée par des œuvres sulpiciennes.
Les XXe et XXIe siècles voient des campagnes de restauration pour préserver ce patrimoine, marqué par des éléments rares comme le reliquaire de saint Georges (1450) ou les sablières sculptées du porche. L’église reste un témoignage architectural des évolutions stylistiques, du roman au néo-gothique, en passant par le classique breton.