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Église Saint-Georges de Saint-Georges-de-Chesné en Ille-et-Vilaine

Église Saint-Georges de Saint-Georges-de-Chesné

    2 Place de la Mairie
    35140 Rives-du-Couesnon

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe-XIIe siècle
Origines romanes
vers 1450
Reliquaire de saint Georges
1520-1525
Chœur et maîtresse-vitre
XVe siècle
Construction nef gothique
1561
Agrandissement de la nef
1660
Chapelle de la Vierge
1700-1701
Retables de Laurent Gesnouin
1785
Chapelle du Saint-Esprit
1794
Vandalisme révolutionnaire
1869
Confessionnaux néo-gothiques
1879
Redécouverte de la maîtresse-vitre
1927
Redécouverte d’une statue
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Guillaume Crosnier - Recteur Fonda la chapelle de la Vierge en 1660.
Laurent Gesnouin - Sculpteur rennais Auteur des retables du chœur (1700).
Guillaume (ou Guyon) Collin - Maître-verrier Verrière de la sacristie en 1554.
Jean Blanchard de Parigné - Artisan post-révolutionnaire Modifia le tabernacle après 1794.
Pierre Tavau - Sculpteur rennais Auteur présumé du saint Jean-Baptiste.
Victor Augerie - Sculpteur vitréen Boiseries et chaire (1880-1883).

Origine et histoire

L’église Saint-Georges de Saint-Georges-de-Chesné trouve ses origines au XIe-XIIe siècle, comme en témoignent les murs en grès roussard, caractéristique de la période romane. Un premier édifice, devenu trop exigu, fut remplacé au XVe siècle par une nef gothique en grès et granite, agrandie et rehaussée. Deux fenêtres gothiques d’origine subsistent encore aujourd’hui.

Au XVIe siècle, le chœur est construit vers 1520, comme l’attestent deux panneaux d’une ancienne maîtresse-vitre de 1525, représentant la Crucifixion et saint Georges en armure. La nef s’élargit après 1561 avec des bas-côtés, réutilisant les fenêtres trilobées du XVe siècle. Un porche sud, dit porte des morts, est érigé dans la seconde moitié du XVIe siècle, orné de sablières symbolisant la vie terrestre et céleste.

L’époque classique apporte des modifications majeures : une chapelle nord dédiée à la Vierge est édifiée en 1660, tandis que le retable du chœur, réalisé en 1700 par Laurent Gesnouin, intègre un tabernacle modifié après la Révolution. Le clocher-beffroi, construit au XVIIe siècle, culmine à plus de 30 mètres. En 1785, une chapelle sud dédiée au Saint-Esprit achève de donner à l’édifice une forme de croix latine.

Au XIXe siècle, l’église subit des restaurations néo-gothiques, comme les confessionnaux de 1869 ou la réouverture de la fenêtre du chœur en 1879, révélant des vestiges de la maîtresse-vitre de 1525. Les boiseries et la chaire, sculptées par Victor Augerie en 1880-1883, complètent le mobilier. Les destructions révolutionnaires de 1794 ont cependant effacé une grande partie de la statuaire ancienne, remplacée par des œuvres sulpiciennes.

Les XXe et XXIe siècles voient des campagnes de restauration pour préserver ce patrimoine, marqué par des éléments rares comme le reliquaire de saint Georges (1450) ou les sablières sculptées du porche. L’église reste un témoignage architectural des évolutions stylistiques, du roman au néo-gothique, en passant par le classique breton.

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